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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 10:04

Dans les notes et mémoires dactylographiées à Buenos Aires, des archives Mariette Lydis: (illustrations empruntées aux vendeurs sur Delcampe)

 

HOTEL DANIELI.

 

Venise n'est pas une ville.

 

danieli-copie-1.jpgC'est une vaste demeure, une maison pleine de corridors et de couloirs sombres, qui aboutissent à de somptueuses places ensoleillées, coupées de ces canaux secrets, apparemment romantiques, en vérité remplis de mystères et de menaces.

 

Venise, jouet baroque, promenade d'oisifs pour les uns, lieu de dur travail pour les autres qui portent sur leur dos les lourdes malles des voyageurs, commodes, armoires - tout ce qui, dans d'autres villes, est charrié par des camions-.

C'est ici où les pauvres admirent encore les riches, les servent avec dévotion, aiment leurs distractions superficielles, leurs impérieuses frivolités. Car tout le monde à Venise, semble n'avoir qu'une seule préoccupation, s'amuser, se promener, se dépêcher vers un but qui devrait être le plaisir, la distraction, la recherche, souvent problématique, de ce qu'il espère trouver ici.

 

Si Venise est une série de chambres, les gondoles en sont les lits noirs et profonds, des lits multiples, ambulants et craquants mis à une dure épreuve.

 

Quel charme, quelle beauté, quelle fatigue!

 

Quel défilé de figures parmi tous ces étrangers qui circulent par Venise entre les habitants habitués à ce Carnaval éphémère, lucratif et de courte durée.

 

Les pigeons, place St Marc, travaillent les étrangers consciencieusement. venise-couple-pigeons.jpg

 

Ils ont leurs journées de huit heures et ne s'occupent que du public de première classe, affairés, ils se livrent à leur besogne, de se poser sur les mains des dames, les effrontés sur leurs têtes. Ils grouillent autour, à coté, entre et par dessus, sans distinction de nationalité, d'âge , de sexe, de race.

 

Ils sont obligés à une grande courtoisie, même à un genre de tendresse espiègle. Ils évitent cependant des grandes intimitées.

Se faire photographier et manger dans toutes les mains est leur devoir pendant huit heures par jour.

 

Après un envol simultané et magnifique, changement d'équipe, ils surveillent du haut de St.Marc leur clientèle, dans une douce somnolence, jusqu'à la prochaine fournée de nouveaux touristes.

 

Ils ont un régisseur - chorégraphe qui agite une sébile pour les appeler au travail.

 

couples-venise.jpgLeur photos restent dans les albums de famille, comme une relique du voyage de noces, les enfants qui en résultent les apprécient en attendant leur tour des pigeonne-ries avec impatience.

 

Peu de touristes résistent  à cette tentation, bon marché, qui donne des résultats si avantageux, si durables.

 

 

 

 

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 09:07

Cette petite histoire, parmi les notes et mémoires que Mariette Lydis à fait dactylographier, parfois avec des copies en Espagnol et en Anglais. Avait elle l'intention de publier ces souvenirs, pris pendant les longues heures passées, pas toujours seule, dans les chambres d'hôtel ou dans les cabines des transatlantiques? Etait-ce pour noter "l'ambiance" qui lui permettrait, de retour devant son chevalet, de restituer dans un dessin ou une peinture le tableau qu'elle avait imaginé?

 

petit-poucet-w-photo-gros-plan.JPGVenise Septembre 1949.-

 

PETIT POUCET

 

Le meilleur moment de la journée est, en ce moment, le matin lorsque je sors petit Poucet encore somnolent, de sa cage pour la faire nettoyer.

 

Je prends le petit corps d'oiseau dodu, léger, soutenu d'une fine ossature dans ma main, je le pose dans le creux de mon épaule, il plie ses petites jambes. Je le hume, je baise son plumage avec un plaisir authentique, véritable, une vraie vénération qu'il y ait au monde un oiseau qui permet d'être manié de la sorte. Et qu'il m'appartienne!

 

Nous dormons ensemble d'abord, un peu plus tard, mieux réveillés, nous avons une petite conversation amoureuse, tout en murmures.

 

Il tend sa tête de petit aigle pour se faire gratter, la tourne pour tendre sa tendre gorge. Avec son bec il cherche ma bouche , m'embrasse en émettant des petits sons tendres. Je réponds, il répond, nous avons entre nous un mot qu'il ne profère que devant moi, pour moi, lorsque nous sommes seuls, une intonation absolument humaine, tout doux.petit-poucet-1968-w.JPG

 

En général ce n'est qu'au coucher du soleil "Al Imbrunire" que je l'ai entendu, à présent le matin au lit, il le dit souvent pour me faire plaisir. petit-poucet-ecrit-au-dos-photo-w.JPG

 

 

  

petit-poucet-photo-w.JPG

 

Entre cette photo, qu'elle a annotée au dos, où la petite perruche (plumage vert?) devait se détacher dans les fleurs du balcon, et cette carte de voeux adressée à ses amis en 1968, il y a la filiation exprimée dans cette petite anecdote située à Venise.

Mariette s'est souvent enthousiasmée pour ses animaux de compagnie, déjà le chien Baba de son ami en 1913 que l'on aperçoit sur les photos en bord de mer, son perroquet au balcon de la villa à Castella, même Jacquetti dans la traversée vers Buenos Aires, et là bas au Ricoñ même la jeune biche. Cette photo d'un pionus menstruus tirée de Wikipédia, rappelle la description de Flaubert du Lou-lou si cher à Félicité, puisque les photos de l'album n'ont pas de couleur.  

 Pionus_menstruus_-in_captivity-copie-1.jpg

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16 septembre 2011 5 16 /09 /septembre /2011 14:09

C'est parmi les femmes, ses contemporaines principalement que Mariette Lydis a trouvé l'inspiration. On se souvient des illustrations commentées par Colette pour les éditions 1934 et 1935 des petits lits blancs. conte grande 1955 w

 

 

 

Elle illustra Les Claudine en 1934 dans une période féconde où l'on reconnaît souvent "Renée" l'une de ses modèles favorites et GIGI en 1948 dans les éditions Solange et Georges Guillot. [*1] 

 

Lors d'un voyage entre l'Italie et l'Argentine à bord du Conte Grande [*2] elle avait annoté sa lecture de "Chéri". 

 

"Cheri - commencé lecture 8 I 1950

 sur    pfo, "Conte Grande

 

P7 deux bras nus, magnifiques

° P8 il se tenait devant un miroir long        voir P description

   P8 elle, accoudée parmi ses ligeries .. lui assis en amazone            description l'intérieur P 11

P10 Sa jeunesse ...

P11 j'ai l'air d'une maraîchère

P12 Chéri revenant en pantalon et chemise

P15 le déjeuner de Léa (nature morte) ou P30

P15 Lea habillée

° P17 Léa, mme Peloux, marie Laure et Edmée cheri-notes-conte-grande-1950.JPG

P19 Mme Peloux P20 95

P20 chéri endormi ou P30

P21 chéri enfant

P23 nuit à montmartre

P25 premier baiser - P28

P31 Patron et Chéri

P37 discussion entre Léa et chéri

P40 Lea

P45 Mme Peloux

P46 fleurs papillons, abeilles

P40 dames autour d'une table de jeu

P47 Léa

P47/48/49 La vieille Lili et le prince coke

P51 mains

P49 La jeune dame Peloux

P51 Léa et le vieux Barthéllemy

P52 Léa sanglote

53 Edmée

58 Edmée   61 Edmée petite fille

62 Edmée et chéri

67 edmée pleure

72 concierge et chéri

79 fumerie

80 une main nue, une perle grise, un diamant blanc

75 La loupiote et son amie

83 Desmond et Chéri    73   (79 fumerie

84 Deux Chéris dans une même place

89 Léa à la fenêtre

94 mami Peloux et Léa

105 Léa et Chéri

111 L'etreinte

 

  italia-groupe-finmare-1949-w.JPG

 

C'était sa méthode de travail, lire l'ouvrage en souligner les phrases qui l'inspiraient, puis elle commençait les illustrations sur papier calque, elle sélectionnait ensuite les réussites avant de les terminer sur la pierre lithographique ou à la pointe sèche sur plaque de cuivre, parfois les deux dans des ouvrages colorisés comme les olympiques de Montherlant.

cheri-w.JPG

 

Madame Jaubert, son agent pour l'Europe, qui organisait les expositions, les ventes de gravures prit aussi des accords avec Calmann Levy qui choisit des dessins de Mariette pour l'illustration de la jaquette de plusieurs de ses petits livres de la collection pourpre dont Chéri et la Fin de Chéri, faisaient-ils partie d'une préparation pour un projet plus important? mais qui n'a visiblement pas d'autre trace. 

 

Une question : Quelle était l'édition de Chéri que lisait Mariette  en janvier 1950?

 

 

 

 

 

 

 

 

*1/ Editions Georges Guillot 7, rue Perronet, tirage des gravures aux Ateliers en taille-douce Georges Leblanc le 20 mars 1948. Dans les 165 premiers exemplaires, les 15 illustrations de Mariette Lydis étaient coloriées à la craie par Solange Guillot selon les exemples de Mariette. 

 

*2/  Le Conte Grande Paquebot italien utilisé par les Américains pendant la guerre sous le nom de USS Monticello AP-61 fut réarmé entre 1949 et 1960 par la compagnie maritime italienne Italia Navigazione Genova sur la ligne transatlantique Gènes Amérique du Sud.

Ici l'annonce du voyage inaugural du 14 Juillet 1949:conte grande inaugurale 1949

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 17:01

Dans le texte de présentation de sa monographie de 1945, Mariette  raconte [*1] son départ de l'Angleterre où elle a tout laissé, elle part seule: elle est accompagnée à Southampton par son amie Erica Marx:

 

"Je suis partie. Avant d'arriver au port de Southampton, en voiture, la petite main, éternelle, sûre et forte, tenait encore la mienne, pendant une première alerte.

Une heure plus tard dans l'agence du Royal Mail, seconde alerte. Cette fois, je descends dans un abri. Je ne savais pas si l'on resterait enfermé une heure ou une journée. Est-ce que le bateau allait partir entre-temps, sans moi?

Le "all clear" fut annoncé trois quart d'heure plus tard.

Le moment était venu de quitter l'Europe.

Je fus arrachée à tout ce que j'aimais, avant de m'en apercevoir, en une seconde. Combien de fois dans la vie s'est-on placé sur un de ces tapis roulant du destin, tandis que les autres, des étrangers, autour de vous, vous forcent, vous poussent, vous bousculent vers une nouvelle destinée.

Une attente interminable, des heures effrayantes, presque une journée entière passée, avant de s'embarquer, dans le port de Southampton, déjà très dévasté par les bombardements.

Enfin, le bateau se met en mouvement. C'était le "Highland Princess", brave petit bateau, camouflé, qui transportait 250 passagers, dont 50 enfants qui voyageaient sans leurs parents.

Il était défendu d'avoir des chiens dans les cabines; ils avaient leur place dehors, dans des chenils qui se trouvaient au-dessus de la troisième classe. Là, habitait Jaquetti et plusieurs autres voyageurs canins. Jaquetti avait très vite découvert une façon d'améliorer sa situation. Dès que le soleil se levait, elle sortait de sa niche et se mettait à gémir, à hurler. Elle poussait de longues plaintes; je la trouvais, la tête dressée vers un ciel souvent nuageux, entourée des autres chiens, étonnés et admiratifs. Ces clameurs avaient comme conséquence immédiate de me précipiter hors de ma couchette afin qu'elle ne réveillât pas les voyageurs de troisième. Je l'emmenais dans ma cabine, malgré le règlement. Comme ceci se passait au lever du soleil, je ne rencontrais personne et tout rentrait dans l'ordre. Mais, souvent, j'étais obligée de foncer, la tête en avant, par une tempête furieuse et déchaînée. Je craignais qu'elle n'emportât cette petite plume grise, mon compagnon de voyage."  ...

 

En février 1940  avec une peinture de son caniche, Mariette écrivait cette petite carte:

 

jacquetti.JPG"22 february 1940

 

My dear father,

 

I am writing you a letter, because I liked your poem so much, and also because I love to get letters myself. I make bitti bitti for them and when my mammie gives one to me I dont tear it but just take it into my basket. I am getting premier every day although my fur is a bit long just now and I hear mammie and Erica talking about taking me to the hairdresser in Cheltenham. I am very gay and obedient and am looking forward to meeting you very much - and also Baba - I should like to run with her - here the dogs are all old and I should love to race with Baba in the Bois de Boulogne. I send you my best and fondest love

 

Jaquette

  jacquetti-detail-w.JPG

*1/ "Coupe à travers moi-même" page 18 Mariette Lydis Viau1945. Avec en tête une citation de François Mauriac: "Saurais-je mieux définir aujourd'hui, ce que j'appelle beauté? saurais-je dire à quel signe je la reconnais, qu'il s'agisse d'un visage de chair, d'un horizon, d'un ciel, d'une couleur, d'une parole, d'un chant? A ce tressaillement charnel et qui, pourtant, intéresse l'âme, à cette joie désespérée, à cette contemplation sans issue et que ne récompense aucune étreinte..." 

 

Coupe-A-Travers-Moi-Meme-1.jpg

 

 

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14 septembre 2011 3 14 /09 /septembre /2011 13:38

Ce texte est dans la collection des "notes et mémoires".  Mariette Lydis a exposé aux États Unis, au Musée d'art moderne du  7 avril au 2 septembre 1936[*1], elle était partie seule, encore peu habituée à ces longs voyages maritimes entre l'Europe et l'Amérique qu'elle renouvellera ensuite vers Buenos-Aires. Elle fit en particulier la connaissance de George Macy qui, à partir de 1937 édita pour le comte Govone, puis pour ses éditions LEC des oeuvres illustrées par Mariette Lydis. Mariette exposera de nouveau à New York en 1937 à la Galerie Colnaghi.

 

Sur le transatlantique "NORMANDIE", retour de New York - mai 1936.

 

Je me mets à écrire pour vous, quoique je suis presque arrivée, comme si je ne devais vraiment jamais, jamais plus vous revoir. Mais j'ai hâte, j'ai un si grand besoin de sangloter, de crier, de me plaindre, comme s'il m'était impossible de me taire davantage. Que devrais-je raconter, des longues, des éternelles journées et des pensées désespérantes!

 

normandie-w.JPGJamais je n'arriverai, jamais plus je ne pourrai retourner chez moi, chez nous; je tomberai malade; on m'emmènera dans une de ces cliniques monstre, un de ces hôpitaux géants. Là on m'arrachera avant tout mes belles dents saines, c'est la mode 1936, c'est ce que font les médecins dans les cas de maladies les plus diverses. Et cela ne servira à rien et malgré tout je mourrai dans ce pays immense, inconnu, riche et terrible. Jamais je ne retrouverai le chemin de retour, jamais je ne reverrai plus les miens avec les quels je veux vivre et mourir. Comment pourrais-je raconter ces réveils, cette panique? Comment compter toutes ces journées, ou sont-ce des années? Tout cela me tourmentait, me rendait d'une sensibilité extrême, comme une obsession. Je pleurais doucement au cinéma dans l'obscurité, j'avais des pensées sauvages de haine contre les personnes qui m'ont retenu ici. A présent je suis à une journée et demie de l'Europe, et toujours encore cette panique me torture. Tout cela peut arriver encore dans une journée et demie. Lorsque N. me tourmentait journellement, heure par heure, avec la même question "Quand reviendras-tu?", je répondais tout faussement, gentille de peur qu'on pourrait m'empêcher de partir. Et je pensais "JAMAIS". Jour par jour aussi on me posait la même question: "Did you like America?", et je m'entendais répondre "I love it" while I hated it. Je ne me souviens pas avoir eu tant d'aversion, tant de mépris chronique qu'ici. J'ai été fêtée, j'ai gagné beaucoup d'argent et j'ai toujours aimé les pays qui m'ont reçue, mais ici c'est un autre monde, un monde dur, quoique tout marche comme sur des roulettes, lisse, faux, conventionnel, tout est "mervelous, divine, isn't it sweet?"

 

Il me semble être morte et comme par miracle je serais retournée à la vie, j'aurais pu revoir les miens et j'aurais su leur raconter ce que j'ai senti, cette immense nostalgie, la peine intense, comme mon coeur, ma vitalité se sont brisés, la joie de mon travail, tout m'a été enlevé. Mais peut-être je pourrai leur raconter mes toutes petites joies; le petit libraire juif, Kamin, de parler avec lui dans sa librairie était un des meilleurs moments de mon séjour à New York; il connaît et adore mon travail qu'il suit depuis des années. Et puis une Miss Edson, une employée du National City Bank, qui m'aidait dans mes affaires financières, car je suis d'une inutilité totale en finance. C'est elle qui faisait mes chèques, elle les faisait pour moi qui suis si incapable. Le dernier jour je lui ai apporté un dessin, et là, à son bureau, en pleine activité bancaire, émotionnée, elle a commencé à pleurer. J'étais si touchée et pleine de reconnaissance! C'était cela les évènements heureux de ma vie à New York. Par ailleurs, mieux vaut ne pas en parler.

 

Demain, demain? Vingt quatre heures sont passées. Je me dirige au bureau du purser, pour retirer mes bijoux. Ma clef du safe, où est-elle? Je lève les yeux et je vois un dos, haut et svelte, des cheveux argentés aux tempes. Est-ce possible?

 

Silencieuse, sans une parole, je cache ma figure en larmes contre une épaule.

 

Notes:

*1/ Monroe Wheeler, le président du Museum of Modern Art de New York, qui avait organisé cette exposition "Modern Painters and Sculptors AS ILLUSTRATORS" en a publié un catalogue qui fut plusieurs fois réédité (1936,1938,1947). Raoult, y cottoie entre autres Matisse, Picasso, Cocteau, Chagall, Klee, Kokoschka, de Segonzac et donc Mariette Lydis qui assista à l'inauguration.

 paquebot-normandie-w.JPG

 

 

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3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:49

Lorsque je commande un livre ancien chez un libraire sur internet ou par catalogue, la mention "envoi de l'auteur" est toujours un attrait supplémentaire, on anticipe l'émotion de la connaissance de l'écriture, du destinataire, de l'expression plus ou moins banale ou affectueuse.

 

 Une autre mention peut parfois surprendre "non coupé", là on se perd en conjectures, est-ce un fonds de libraire ou d'éditeur invendu, est-ce un lecteur boulimique qui a négligé quelques ouvrages de sa bibliothèque par trop encombrée, ou comme je l'ai lu récemment dans un blog, un lecteur découragé par une critique avant même d'avoir ouvert le livre.

Mais cette particularité se trouvera de moins en moins puisque les livres sont depuis longtemps déjà "massicotés" et que les éditions brochées et non coupées ont dû se terminer dans les années 50. Je note cette information sur le livre de poche   créé dzans les années 1950, Folio chez Gallimard et 10/18 chez Plon. "C'est un bouleversement. Maurice Bourdel, le président de Plon, est incrédule quand Paul Chantrel lui annonce que les pages des livres de 10/18 seront coupées."

 

Est-ce un atout qui donne de la valeur au livre si on le collectionne? Peut-être est-ce une garantie de propreté, de non altération: pas de taches, pas d'annotations,  ce que je comprends parfaitement pour une bouteille de vieux Bordeaux, je n'en ressens pas vraiment l'intérêt pour un ouvrage surtout de collection.

 

Alors quel malaise, quelle gène à la réception d'un ouvrage, comme je viens de les ressentir à l'ouverture du petit colis reçu ce matin: un livre d'autobiographie  (de 1951) dédicacé et  ...  "non coupé".

 

Donc le "Bien  sympathiquement" envoi de l'auteur n'a pas décidé à la lecture. Même pas quelques pages, peut être le parcours des quelques feuillets de tête des cahiers a't il suffit au récipiendaire pour juger de l'intérêt de l'ouvrage ou peut-être a't il aperçu ce jugement de l'auteur à propos des amis de son célèbre père "La cordialité qu'ils me témoignaient m'apparaît aujourd'hui comme la preuve de ce qu'il y avait de superficiel et même d'affecté dans la rosserie dont ils se targuaient volontiers."  et à propos d'Octave Mirbeau "Quelles canailles que les honnêtes gens!" disait il souvent.

 

canif-rouge-copie-1.jpgCe qui me surprend c'est toujours de recevoir ces livres "non coupés", ni même par les libraires qui les ont manipulés, catalogués, commentés, peut-être jamais lus, mais   marqués  "non coupé", mais c'est aussi un plaisir pour moi justement de les couper.

 

 

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26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:43

    La lecture de cet ouvrage de Finkielkraut a été pour moi une découverte de ce que pouvait apporter cette analyse façon critique littéraire comme des amis la mènent à travers leur blog, mais cette façon qui rassemble la biographie de l'auteur, la description de l'oeuvre lue et au fond une recherche de continuité dans la pensée à travers les différents auteurs, m'a beaucoup interessé.

J'avais feuilleté ce livre en librairie lors de sa publication et de ses présentations dans des émissions TV. J'attendais son arrivée en bibliothèque ce qui ne s'est toujours pas produit. Ayant un intéret pour les commentaires sur sa lecture de Henry James, j'ai finalement acheté sur Ebay un exemplaire largement soldé. Pour mes vacances j'ai finalement dévoré ce livre où j'ai trouvé plein de choses passionnantes. De retour,  je peux consulter mon internet et compléter par des dates, des références enfin un tas d'annotations les exemples et commentaires du livre.

Je vais noter ci-dessous et au fur et à mesure d'une relecture, des commentaires et le fruit de recherches complémentaires.

 

Joseph Conrad. Lord Jim.

J'ai trouvé une autre lecture, dans une thèse à Lyon II de Patrick Tourchon  

sur Conrad

 

Albert Camus. Premier Homme

AF nous explique le livre inachevé, la critique de Sartre, la comparaison de la misère et de la culture. L'apport de l'enseignement par l'instituteur, Finkielkraut l'oppose à "la télé-présence remplit désormais cette fonction. Il n'y a plus de place pour le médiateur ou l'intercesseur de l'universel dans le nouveau dispositif de l'information et de la communication planétaire."   Et cette note de lecture aussi d'Alice Granger.

 

Henry James. Washington Square.

 

 

J'ai beaucoup aimé. les résumés de Finkielkraut, sa modernité et pourtant son analyse "classique". J'ai noté "l'ordre de la finitude",  " Il est donc payé pour savoir qu'il ne sait pas tout." mais "il sait tout de beaucoup de choses".

"Ce qui nous est suggéré ici, en passant, c'est qu'on peut avoir tord d'avoir raison et que l'opposition du vrai et du faux n'est pas toujours pertinente car il est des moments dans l'existence où la vérité n'est pas un bienfait mais un cataclysme."

 

havilland heiressJ'avais suivi Mariette Lydis dans son interprétation illustrée de la fameuse nouvelle "the Turn of the Screw", l'histoire avec ses études de caractères si proches des obsessions de Mariette, ici d'après Finkielkraut c'est une fin inhabituelle, c'est une raison de plus de le lire.  La nouvelle fit l'objet d'une version au cinéma en 1949 avec Olivia de Havilland  [*1] et Montgomery Clift musique de Aaron Coplan, puis en 1997 par Anieszka Holland (une réalisatrice TV dont des épisodes de Cold Case!) avec Jennifer Jason Leigh musique de Jan AP Kaczmarek. 

 

Sébastian Haffner. Histoire d'un Allemand.

Je retrouve l'analyse de ce livre dont j'avais lu un premier sentiment dans une chronique de VS sur son blog.

En cherchant sur Amazon.fr pour me le procurer (encore un absent de la médiathèque), j'ai trouvé que les livres lus par Finkielkraut sont associés dans le choix des lecteurs, pour corriger la remarque de surprise de Valérie surement il serait interessant de connaitre la montée des ventes de ces volumes après la diffusion du livre de Finkielkraut. 

 

*1/   C'est dans le film l'héritière sorti en 1949 que John O'Driscoll, militaire américain, fervent amateur d'art et acheteur de tableaux de Mariette Lydis, reconnut en Olivia de Haviland un sosie de Mariette et le lui écrivit.  Comme vraisemblablement ils ont loupés tous leurs rendez-vous, elle voyageant de Buenos-Aires à Paris, Bruxelles, Rome et lui Californie, Virginie, Paris, Rome, Londres et finalement l'Irlande à Castle Mattrix, ce n'est qu'à travers ce film qu'il a imaginé Mariette Lydis vivante.

 

Snake-pit-sanguine-ward-w.JPGOlivia de Havilland fut aussi l'interprète de la folle Virginia dans "The snake pit" de Mary Jane Ward, dont Mariette Lydis illustra l'édition de la traduction française "La fosse aux serpents", y avait-il ainsi en plus d'une certaine ressemblance physique, un sentiment partagé pour ce monde à part qui a tant obstiné Mariette?

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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 08:39

A la suite de ma visite à la bibliothèque Marguerite Durand, j'ai recherché les liens entre Mariette Lydis et les divers auteurs d'articles rencontrés là. C'est ainsi que j'ai trouvé une critique "féministe" (*1) datant de 2001 de l'édition annotée récente (2000) des romans d'Octave Mirbeau dont le "journal d'une femme de chambre", par la Société Octave Mirbeau et son président Pierre Michel. J'ai approfondi car à l'exposition de Milan, comme à celle de la galerie Bernheim en février 1925, Mariette présentait des illustrations pour un livre qui ne fut jamais édité: "... des illustrations des nouvelles de Massimo Bontempelli et de hardies aquarelles sur Japon du Jardin des Supplices."

CIMG1203.JPGLe site de Pierre Michel donne sur la vie et l'oeuvre de Mirbeau des éclaicissements sur ses engagements, qui ont quelquepart du séduire Mariette Lydis. En 1926 paraissait aux éditions LA CONNAISSANCE (*2)"Collection des chefs d'oeuvres n°XXXII" Le livre de Goha le simple avec une préface d'Octave Mirbeau, j'apprends, à lire les commentaires sur le site de Pierre Michel, que cette préface fut probablement écrite pendant ses derniers jours en 1916 et plutôt par Francis Jourdain (le fils de Frantz Jourdain) est-ce là le lien avec Mariette Lydis? Mariette était très fiere de ces illustrations, les premières éditées en France, et typique de son style d'alors. A la manière de l'enluminure de ses premiers ouvrages elle effectua aussi

l'encadrement de la couverture.

 

 CIMG1205.JPG

 

 

 

 

*1/ Marie-Victoire Louis publie ses textes et interventions mais aussi une sélection de textes féministes glanés dans des revues dont La Fronde. Ici le lien sur les notes de Pierre Michel.

 

*2/ La Connaissance fut une revue et une maison d'édition reprise en 1937 par Denoël, créée par René-Louis Doyon dit "le Mandarin"

 

 

 

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30 juillet 2011 6 30 /07 /juillet /2011 19:18

Au 3eme étage de l'immeuble dont l'entrée forme la médiathèque Melville à Paris rue Nationale, on trouve la bibliothèque Marguerite Durand.

La conservatrice m'a accueilli avec courtoisie, et j'ai pu consulter les documents conservés sur Mariette Lydis. Pourquoi Mariette ici?  peut-être une amitié avec la directrice de l'endroit à l'époque de ses succès parisiens dans les années 30, puisqu'une lettre postée de Bruxelles et qui lui était adressée figure dans les archives.

 

J'ai donc pu consulter un dossier d'articles de presse, je reproduis ci-dessous quelques extraits, un dossier de photographies, en fait un portrait de Mariette et quatre reproductions en noir et blanc de tableaux photographiés par Marc Vaux, (*1) et donc quelques lettres.

Marguerite Durand qui est à l'origine de cette bibliothèque du "féminisme" était militante, elle a fondé principalement le journal La Fronde dans lesquel Mlle Harlor a produit des articles. La direction de la bibliothèque fut après la mort de Marguerite Durand assurée jusqu'en 1945 par Mlle Harlor.(*2)

 

plaza-copie-1.JPGDe l'hôtel PLAZA de Bruxelles

 

Madame, juste avant mon départ pour la Belgique j'ai eu votre aimable invitation et l'envoi de vos oeuvres.

Je n'avais le temps que de feuilleter, au moment même, mais je n'ai pu me détacher de vos visions si justes, de votre admirable français, de votre psychologie si subtile - Je vous remercie.

J'espère à mon retour pouvoir encore me rendre à votre aimable invitation et vous prie de croire, Madame, à ma très grande considération.

Mariette Lydis

 

Cette lettre adressée à Mlle Harlor n'est pas datée, est -elle de 1949, de 1955? deux périodes d'exposition en Europe dont Bruxelles? Aussi était-ce à l'occasion de la présentation du dernier livre de Harlor?

 

Parmi les articles de presse, souvent, des commentaires lors des premières expositions parisiennes, on ne peut que noter des félicitations.  Volonté et le Figaro,  de février 1925 pour l'exposition à la galerie Bernheim jeune, Volonté de juin  pour la Galerie Girard ( le père de Danielle Delorme) la Fronde, le journal des femmes, en 1935 et 1937

les signatures: Paul Reboux, Marthe Lacloche, Arsène Alexandre toutes de critiques de talent.

 

"une artiste d'une originalité extrêmement pénétrante, et même parfois jusqu'au paroxysme, est Mme Mariette Lydis, ..."

 

"et son succès ne fait point doute, car elle a un talent singulièrement attrayant, ..."

 

Des articles que je n'avais pas encore rencontrés et qui ne figurent pas dans les albums constitués en Argentine par Mariette et ses amies, Marie, Julia ou Abrisqueta.

 

*1/ Le fonds Marc Vaux conservé au centre Georges Pompidou, est constitué des plaques en verre, Mariette avant de céder ses tableaux avait pris soin d'en faire faire un tirage par Marc Vaux. Ces photos sont généralement commentées au verso de la date et du nom de l'oeuvre inscrits à la mine de plomb de sa main, c'est une habitude qui a perduré en Argentine, parfois en couleur et principalement effectuées par son amie Herta Fried.

 

*2/  Jeanne Fernande Perrot dite Thilda, Paris 9 août 1871-28 décembre 1970 , journaliste Présidente de l'union fraternelle des femmes. auteure de romans, de biographies. Prend la direction de la bibliothèque de 1936 à 1945.

  Belle fille de Richard Hammer

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15 juillet 2011 5 15 /07 /juillet /2011 17:51

f jourdainAvec ce titre manuscrit    quelques feuilles des "souvenirs de Mariette Lydis":

Petites aventures parisiennes sans conséquence

 

FRANTZ-JOURDAIN (*1)

 

J'habitais à ce moment-là San Domenico, la belle colline près de Florence. Je travaillais beaucoup. Je vivais avec ma mère une vie très retirée dans la merveilleuse villa Ruspoli. Souvent, vers le soir, nous jouions ensemble piano et harmonium, dans la grande salle du rez-de-chaussée. Je n'avais fait qu'une seule exposition à Milan, à la Bottega di poesia, dirigée à ce moment par Emanuele Castelbarco.

 

Je savais qu'il fallait que je vive à Paris, que je connaisse l'atmosphère de cette ville unique, mais il m'était difficile de m'arracher à l'Italie. Donc, je me décidai un jour à aller vivre à Paris, non sans regret, pour voir des gens et prendre contact.(*2) Une de mes premières visites fut pour Maître F.J., un très vieux monsieur, distingué, vêtu de noir, avec des yeux décolorés, barbe et moustaches blanches, bottines pointues à tige claire (qui, déjà à ce moment, en 24 ou 25(*3), ne se portaient plus), les pieds déformés, les mains centenaires. Il me reçut dans une maison cossue et archi-pleine de bibelots, le tout d'un style très répandu en France, lampes à abat-jour de mousseline  et meubles recouverts de velours rouge. Maître Fr. J. était très aimable, très vieille France. Il manifestait beaucoup d'intérêt pour mon travail, tant d'intérêt même qu'il m'invita à exposer au Salon d'Automne, dont il était le président.

 

-Combien voulez-vous que j'envoie de tableaux ?", demandai-je, ignorant les usages des salons de peinture.

-Autant que vous voudrez, autant que vous pourrez."

J'insistai pour savoir un nombre approximatif.

-Quinze ou vingt", me dit-il.

 

De retour à San Domenico, je reçus plusieurs lettres d'une écriture minuscule et fine-fine, complètement illisible, et je me mis au travail pour pouvoir envoyer les quinze ou vingt tableaux, dessins et eaux-fortes. La date arrivée, je repars pour Paris, mes tableaux avaient été expédiés à l'avance, ils devaient être là depuis longtemps.

 

Une de mes premières préoccupations fut d'aller au secrétariat du Salon d'Automne.

-Alors c'est vous, Mariette Lydis! En voilà une affaire sans précédent! A quel titre avez-vous quinze tableaux accrochés?", me dit sur un ton désagréable un monsieur inconnu.

-J'ai envoyé ce que le Président de ce salon m'a demandé."

 

Ma réponse ne l'empêcha pas de continuer sur le même ton. En entrant dans les salles, je vis réellement avec surprise et consternation que tous les autres peintres avaient, par roulement, deux ou quatre oeuvres accrochées.

Je contemple avec embarras une demi-salle pleine de mes dessins et eaux-fortes. Je n'en reviens pas.

 

Entre-temps, je me suis installée à Paris avec ma mère où j'essaye de m'acclimater. J'aime Paris, que je connais déjà car j'y suis venue bien des fois, mais je souffre d'avoir quitté la belle maison sur la colline.

Maître F.J., très paternel, s'occupe de moi, me téléphone fréquemment, m'écrit beaucoup de lettres de son écriture minuscule et illisible, il s'enquiert de mon travail, me conseille, pour enfin glisser un mot une phrase, de plus en plus personnels et tendres, jusqu'à ce qu'un jour il me demande si je veux dîner avec lui.

- Mais oui, très volontiers."

- Où voulez-vous dîner?"

-Où vous voudrez, ça m'est égal."

-Voulez-vous que nous dînions au Café de Paris?

-Oui, on y mange bien."

-Je viendrai vous prendre à huit heures."

 

  Je mets une robe de dîner en faille blanche et une grande cape de fourrure et nous roulons à travers Paris nocturne et brillant d'une pluie de novembre. La voiture s'arrête.

 

O surprise, je ne reconnais ni la rue, ni la façade. Mais une minute plus tard, je m'aperçois que c'est l'entrée des salons particuliers. Et voici que je passe à travers une haie de garçons alignés. Derrière moi, le très vieux monsieur. Une porte discrète s'ouvre, un maître d'hôtel enlève ma cape, nous apporte des cocktails.

Je suis très gênée.

 

Que faire avec un monsieur d'un âge si respectable que le moindre geste, comme par exemple celui de le repousser, risquerait de le faire tomber en poussière? Car bientôt l'occasion se présente de lui indiquer avec tact que je ne suis disposée à aucune manifestation qui nécessiterait un cabinet particulier. La situation devient très désagréable. Heureusement que le service interrompt de temps à autre les manoeuvres offensives. Mais, après le café, je m'excuse, en prétextant un violent mal de tête.

 

Par la suite, les lettres se font rares et, bientôt, cessent entièrement.

Quelques semaines plus tard, je suis élue sociétaire du Salon d'Automne.

Une dernière fois arrive une lettre avec cette écriture minuscule et illisible. Maître F.J. me félicite de mon élection et suppose que, si cet évènement était arrivé plus tôt, mon attitude envers lui aurait été différente.

 

Au Salon d'Automne suivant, j'envoie un grand tableau, auquel je tiens beaucoup, et un autre plus petit.

 

Le jour du vernissage, je cherche mes tableaux: ils sont introuvables. Je m'adresse à un employé qui m'indique l'endroit où ils sont accrochés: en dehors des salles d'exposition, dans un couloir sombre. Je rage, je suis hors de moi, je fais valoir mes droits: on me répond que seul le Président pourrait arranger l'affaire.

 

Le Président...

 

Moi, je n'irais jamais le trouver, mais Giuseppe, à ce moment pas encore mon mari, y va à ma place. Il est reçu, il explique la situation. Il trouve un monsieur très droit, très digne, presqu'hostile, qui lui dit:

-Je suis désolé, monsieur, de ne pas pouvoir vous être agréable; je n'ai pas la possibilité d'influencer les décisions de la Société."

 

Des amis et moi, nous avions décidé de retourner au Salon le lendemain, d'emporter le contenu de mes deux cadres et donner ainsi publicité à cette vilaine affaire.

 

Mais, le lendemain, mes deux tableaux étaient accrochés dans la salle.

 

*1/  Frantz-Jourdain 1847-1935 Architecte, écrivain, critique, fondateur du Salon d'Automne.

 *2/ L'exposition de la Bottega fut un succès pour Mariette Lydis, elle y fit la connaissance de Massimo Bontempelli avec lequel elle vécue une aventure passionnée. Elle s'installa alors à San Domenico de Fiesole pendant environ un an. Lors d'un voyage à Paris en 1925 Bontempelli lui présenta ses amis: Nino Frank, André Salmon, etc.

*3/ Probablement l'affaire se situe en 1925, première présence en novembre de ML au Salon d'Automne, en 1927 la correspondance mentionne un voyage en voiture avec un Italien, le comte Giuseppe Govone. Elle expose à la galerie Girard (le père de Danièle Delorme) du 10 au 26 Juin 1926 son catalogue est préfacé par Frantz Jourdain. link

Le Président devait avoir 78 ans, Mariette née en 1887, 38 ans.

 

 

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