Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
21 avril 2013 7 21 /04 /avril /2013 17:48

L'hôtel Crillon va se transformer, 

il a changé de main, ce sont encore les riches capitalistes du golfe (ici les Saoudiens parait-il) qui investissent pour l'avenir, le temps où ces pays auront épuisé leurs réserves de pétrole. Alors puisqu'ils sont eux-mêmes souvent les clients, autant qu'ils soient aussi les propriétaires.

J'ai une émotion chaque fois que je passe devant la façade prestigieuse, ce souvenir de la photo de Mariette penchée par la fenêtre et devant un minuscule balcon, invité l'année dernière au repas qui clôturait l'AG des mes participations du temps des entreprises, j'avais déjà senti un serrement, entre le coeur et l'esprit, visité par le chef, je ne pensais qu'à Mariette, mais en 1948 ou 1954, les fauteuils étaient ceux d'avant puisque la déco refaite en 1981. Avant la nouvelle transformation, "tout doit disparaître", les meubles, les accessoires, les tenues de service, les cheminées et les rideaux, tout, les services, les vaisselles, les ustensiles, les meubles et appareils de cuisine, les caves, tout, les tapis et les poignées de porte.

 

Oui Mariette Lydis, quand elle venait d'Argentine, logeait au Crillon, à Buenos Aires elle faisait "monter" un portrait dans les airs au dessus de l'obélisque, elle pensait toujours à Paris, et à la Concorde.

Dans sa bibliothèque figurait un guide "photos de Paris", la publication Hachette, comporte les traces des marque-pages sur les monuments qu'elle distinguait.  Mariette, avait une partie d'elle toujours dans son Paris. C'est de sa chambre au Crillon, qu'en 1949 elle avait appelé Jacques Vialetay, pour qu'il apporte en pleine nuit, des pierres lithographiques.

cendrier-1747.jpgJ'ai visité le dernier jour, l'exposition préparée par Artcurial pour la vente sur 5 jours, de tout.  Les deux heures de queue étaient méritées, le catalogue (50€!) sera le seul souvenir, car il n'y avait pas de petits lots, "souvenir Crillon" non la vente était vraiment orientée, vers les riches. Les prix "estimés sur catalogue, pouvaient laisser espérer quelques achats, pas le bar "César" bien sûr, mais par exemple un cendrier de couloir estimé  150-200€, ou un bureau plat style Directoire, "en bois mouluré et sculpté, le nécessaire de bureau en cuir, et la corbeille à papier. On joint ...une chaise à la reine de style Louis XVI" dans une fourchette de 200-300€. bureau-1813-200-300.jpg

L'inscription sur le site d'enchère, indiquait heureusement que les montants étaient plafonnés, donc pas de folie prévue, j'ai noté les frais exceptionnellement élevés 29,9% TTC, alors prudence dans l'enthousiasme de l'enchère, et j'ai le premier jour eu la curiosité de suivre un peu les flux.    Mais qu'est-ce qui leur prend ? des paires de fauteuils avec une estimation de 400€ démaraient à 800, puis rapidement montaient à 1500, 3000... mais c'est du faux, le bois n'est pas mentionné, solide certes, mais pendant l'expo, il n'était pas possible de "toucher", vérifier la qualité, tirer les tiroirs, donc acheter à l'aveugle, des copies de Louis quinze ou Directoire, fabriquées en, 1980 ou après, ce n'est pas du meuble d'époque, je me suis dit ce sont d'anciens clients, ils doivent vouloir le souvenir du digne dépôt de leur séant, un jour de passage à Paris... tous les lots que j'ai suivis sont ainsi partis entre 5 et 20 fois l'estimation. C'est une belle affaire pour la maison de vente, belle affaire pour l'acheteur-vendeur et je suppose une belle opération pour la balance des échanges extérieurs.  cognac.jpg

Le record fut peut être le bar César, à, si je me souviens bien 240 000€ soit 24 fois la cotation, fou je vous ai dit, tous fous, lui au moins il est unique et signé. Alors trouvera t-on sur ebay, dans quelques semaines quelques pièces détachées de ces lots, pour agrémenter ma collection, d'un petit objet marqué du monogramme du bel hôtel?

 

 

Repost 0
Published by Dreamer - dans Blogage
commenter cet article
28 novembre 2012 3 28 /11 /novembre /2012 07:47
Il y a des découvertes à faire en se laissant porter au fil des recherches sur internet.
Depuis la lecture de l'histoire racontée par Ajalbert des amours du Général Boulanger à Royat, j'avais essayé d'en connaitre davantage sur "la belle meunière", ce fut l'objet de mon petit article. De Marie Quinton, la belle Meunière, il y en a peu de traces, par contre je découvrais qu'une jeune actrice, Sophie, portait ce nom, qu'un film où elle jouait le rôle principal, était diffusé en DVD, et j'ai pu trouver une présentation de ce film d'une façon plutôt élogieuse "bouleversant" * "délicat et touchant". Dans ces cas, un passage à la médiathèque s'impose, c'est généralement ma démarche, je consulte le site pour vérifier la disponibilité mais déçu de son absence, je n'ai pu qu'exprimer le voeu de l'approvisionner. 
Les mois sont passés, je ne pensais plus à cette demande, dont les agents de la médiathèque m'ont confirmé la prise en compte.
geneviève casileC'est en fin d'été, que j'ai pensé vérifier en rayon si le film était disponible, je fus contenté et l'empruntai immédiatement. Sa visualisation sur l'ordinateur fut un vrai régal. Les acteurs ont le ton juste, l'histoire battie comme un vrai conte est servie par une image splendide. J'ai repassé plusieurs fois ce film sur le grand écran de mon téléviseur, et nous l'avons regardé ensemble avec mon épouse. Elle a reconnu bientôt dans la mère supérieure l'actrice qu'elle avait admirée dans sa jeunesse, quand sa classe de Français allait à Paris assister à de grands spectacles de théâtre, le rôle d'Inès de Castro dans "la Reine Morte" de Montherlant, où Geneviève Casile recevait le grand prix de comédie moderne et que Maurice Escande la faisait entrer à la Comédie Française qu'elle ne quitta qu'après 30 ans. 
Le "pitch"? je le reprends toujours sur le site d'Amazon par KRIK:
Une jeune religieuse orpheline (Sophie Quinton), élevée dans un couvent depuis sa naissance, apprend l'existence d'un frère et part à sa recherche. Elle s'ouvrira à "la vraie vie".
Du même Gérald Hustache-Mathieu, 'La Chatte andalouse', découvert lors de la première édition du festival du moyen métrage de Brive la Gaillarde, m'avait enchanté. Avec la délicieuse Sophie Quinton également, ce moyen métrage était à la fois simple, original, délicat et, d'une certaine façon, libertaire.
Outre ces mêmes qualités, 'Avril' reprend les mêmes motifs : Sophie Quinton en religieuse qui en vient à faire ce à quoi elle n'aurait pas songé, la peinture (rose et bleue), la nature, une vraie humanité, de la sensualité et de la pudeur, ainsi qu'un humour discret.
Sophie Quinton y joue tout en nuances et révèle son véritable talent. Nicolas Duvauchelle et Miou-Miou y sont également excellents. En regardant ce film, on réalise à quel point tant d'autres sont surjoués, ne serait-ce que légèrement ; il suffit de très peu pour faire comprendre une intention, une émotion, ou pour susciter celle-ci chez le spectateur. Et Gérald Hustache-Mathieu sait diriger ses acteurs dans ce sens.
Un seul reproche, lequel contredit partiellement ce que je viens d'écrire : le personnage de la mère supérieure, assez surjoué lui, et dont l'actrice n'a pas l'âge du rôle.

Ce film est un ravissement. Le terme "délicatesse" lui sied parfaitement. Un grand petit film.
La remarque sur le jeu de la mère supérieure, je ne la partage pas, il est aussi juste dans ce cadre de rigueur parfaitement reconstitué, c'est peut-être aussi parce qu'une scène est reprise en détail dans les bonus sur la version double du DVD, celle que j'ai achetée afin de partager ces beaux moments avec famille et amis.
 Sans déflorer les intrigues, ces critiques sont positives.
* "Bouleversant" (sur Amazon.fr)
Magnifique "petit film" magistralement interprété par un trio d'acteurs hors-pair: Miou-Miou qui nous démontre une fois de plus l'étendue de ses talents, la lumineuse Sophie Quinton qu'on aimerait plus souvent et le lui aussi trop rare Clément Sibony. Tout en retenue et en délicatesse, un long métrage qui nous démontre que pour scotcher le spectateur,un bon film n'a pas forcément besoin d'être truffé d'effets spéciaux, d'action et d'hémoglobine... La rigidité de la religion, la fraternité et l'amitié, la force du pardon sont les thèmes abordés dans cette oeuvre que j'ai adorée.
et le générique de fin  chanté par Carlos Cano "luna de abril"  
Repost 0
Published by Dreamer - dans Blogage
commenter cet article
9 septembre 2012 7 09 /09 /septembre /2012 09:57

Dimanche matin sur France 5 pendant une heure à partir de 9 moins 20, une nouvelle émission remplace quelque peu la rediffusion de la Grande Bibliothèque, et nous présentait Malraux (sa rediffusion est programmée  pour le 23 septembre).

 

Le film sur sa vie datait de 2006, mais je ne le connaissais pas, et l'interview d'Olivier Todd, servait un peu de prétexte à une présentation des ouvrages réédités chez Gallimard, toujours cette caractéristique pour la TV finalement que de faire la promotion des éditeurs en guise de culture, dommage surtout s'agissant de Malraux.  ici l'Antimalraux.

 

Mon Malraux à moi, c'est le discours à Jean Moulin, c'est le discours au palais des sports en 67, le grand Malraux. C'est aussi la Voie Royale, j'en ai encore les frissons dans le dos, et la sueur qui coule, comme à chaque fois que je le relis. Les chênes qu'on abat, les Antimémoires, pour signaler que Gallimard ne faisait pas la promo de la Voie Royale aujourd'hui.

 

Mais c'est aussi l'amie de Jeanne Sandelion, la mère de ses fils: Josette Clotis, dont je connaissais une version légèrement différente*. Enfin une action qui n'a pas été révélée dans le film: l'intervention pour Rudolph Noureev, la propriétaire de l'Alfa Roméo dans laquelle ils trouvèrent la mort: Clara Saint, pourtant elle aurait pu être interviewée car sa vie doit aussi être une sacré histoire. C'était la petite amie de Gauthier, elle faisait partie de l'entourage des Malraux, intervint pour le blocage de l'avion à Roissy, elle devait claquer toute la fortune héritée de son père argentin, dans les tournées qu'elle organisait pour la troupe d'Yves Saint Laurent sous les hospices de Pierre Berger. Par la corrrespondance entre Mariette Lydis et Montherlant, je sais qu'habitant Paris rue Copernic, sur la recommandation de Mariette, elle s'est présenté à la porte de l'écrivain, qui sans doute bloqué par son extrême timidité, s'était justement absenté ce jour là, en tout cas c'est l'excuse qu'il écrivit en réponse, son majordome ayant confirmé la visite pendant une de ses sorties.

 

* Par le livre de son amie: Suzanne Chantal

Repost 0
Published by dreamer - dans Blogage
commenter cet article
14 août 2012 2 14 /08 /août /2012 08:26

 nasa-main_malin-4-673-copie-1.jpg   Averti bien tard par une info dans le premier week-end d'août j'étais sur internet ce lundi 6 à 6h30 à suivre l'arrivée du vaisseau sur la planète Mars. 7

 

Comme en 1969 devant la télé familiale j'ai assisté à une nouvelle étape formidable de la technologie.

 

J'ai découvert avec beaucoup d'émotion, minute par minute, et avec angoisse les annonces de la NASA, qui indiquaient que 14 minutes plus tôt l'opération s'était déroulée normalement. Comme dans les jours précédents j'avais relu le récit du raid anglo-canadien sur Dieppe du 19 Août 1942, j'avais en tête, et revivais presque un scénario qui y ressemblait, d'où sûrement ce ressenti particulier. L'état major dans le destroyer Calpe ignorait par coupure des communications, et derrière l'écran de fumée qui recouvrait les plages, l'avance et la situation de chaque groupe de combattants débarqués. C'est avec retard qu'il entendait les explosions ou apercevait des embarcations à la dérive. Ici pendant les 7 minutes critiques tout était confié aux robots et au logiciel embarqué, les secondes et les phases du déroulement si complexe de la descente était scellé depuis le départ de la fusée le 28 novembre dernier. Il n'y avait pas risque de mort d'homme, mais l'espoir de futures découvertes ou la perte de tout l'argent et l'énergie dépensés pendant dix longues années.

 

nasa-675608main_edl20120809-full.jpgL'évènement a fait l'objet de quelques dossiers dans les médias sur internet, reprenant les infos du site de la cité des sciences ou de la Nasa. Dans les journaux télévisés quelques phrases sur le sujet, le lendemain encore quelques photos transmises, enfin arrivées et décryptées, puis plus rien hormis le discours d'Obama. Je voulais garder un souvenir, surtout pour mes petits enfants, trouver un support pour leur expliquer la formidable aventure, leur expliquer le temps, la distance, leur montrer le ciel, en fin de semaine je suis passé au kiosque pour acheter des magazines qui ne devraient pas manquer de traiter largement le sujet. Je me souviens des titres de 1969, Match, l'Express et Time, des couvertures mais cette semaine: rien. Pas de couverture, mais même pas au sommaire, les sujets :  les JO, les médailles des Français, la guerre en Syrie, les vacances normales de monsieur le président, les finances et la crise. 

 

Mais où est le rève? le progrès, la recherche, le fameux moteur pour l'avenir de notre jeunesse, le moteur de croissance qui nous sortira du chômage, si on ne glorifie pas les réussites de la science. Pourtant les Français participent non au voyage mais aux expériences

 

D'après les magazines il ne s'est rien passé dans l'espace cette semaine. Heureusement ciel et espace, avait consacré son numéro d'Août à Curiosity.  Bien sûr il faut encore attendre les Américainstime-curiosity.jpg

 

Repost 0
Published by worlddream - dans Blogage
commenter cet article
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 15:35

Lu cet été, la généalogie en 4 volumes de Jean Delay. Les croisements des branches avec diverses personnes connues, les recherches historiques, leurs situations géographiques est l'occasion d'une étude des progressions ou effondrements des descendances. La série des "avant-mémoire" sont aussi l'occasion de lâcher quelques commentaires sur les moeurs politiques j'ai noté:

Jean Delay. Avant mémoire II, Le monde et la finance P33, 34

 

« Il n’y a pas le moindre fonds dans notre Trésor, ni dans nos recettes, pour satisfaire aux dépenses les plus urgentes. » En faisant lire par le petit roi une déclaration sur l’état désastreux des finances, le Régent chargea le plus possible, selon une tradition éprouvée, la gestion de ses prédécesseurs. Pour sortir d’affaire, il fit appel à une multitude de conseils très aristocratiquement composés, la polysynodie, qui ne tarda pas à donner la mesure de son incompétence. Le plus facile était de trouver des boucs émissaires. Les manieurs d’argent, généralement impopulaires, furent tout naturellement désignés. Une Chambre de justice, dans la tradition des « grands jours », par lesquels la monarchie faisait rendre gorge aux financiers après s’en être copieusement servi, fut instituée en 1716. Tous ceux qui avaient participé depuis 1689 à des marchés ou entreprises publiques furent justiciables de la nouvelle juridiction qui enquêta sur huit milles personnes dont deux mille huit cents à Paris et prononça cinq mille confiscations.

 

L’institution de « grands jours » n’amena pas les résultats escomptés mais en produisit d’autres. Le Régent ayant hâtivement proclamé que la confiscation des biens des financiers subviendrait aux dépenses, les contribuables en conclurent qu'ils seraient exemptés d’impôts et il fallut publier dare-dare dans les moindres villages un démenti. Les receveurs et fermiers généraux, menacés dans leurs biens et leur personne, firent la grève du zèle ou cessèrent le travail. On dut pour les y ramener multiplier les entorses à la juridiction d’exception. Les financiers, menacés d’être du jour au lendemain ruinés ou emprisonnés, ne trouvèrent plus de crédit en France ni à l’étranger. Le commerce fut paralysé.

 

 

Repost 0
Published by worlddream - dans Blogage
commenter cet article
14 février 2012 2 14 /02 /février /2012 10:32

de Victor Brombert[*1]  Les trains du souvenir:

 

Curieux de voir que le "Flaubert par lui-même" Num 4 de la collection microcosme au Seuil, en version 1951 est écrit par La Varende puis remplacé en 1971 par une nouvelle version écrite par Brombert, je me suis procuré les 2, je trouve aussi le Flaubert de Henri James, et tout celà à partir des réflexions de Georges Normandy dans la correspondance de Flaubert et Maupassant. Je reviendrai dans un autre topic sur la description des plages normandes dans cette correspondance.

 

Quand on cherche sur l'auteur de la nouvelle édition, il est déjà dommage de ne pas avoir un éditorial de l'éditeur pour expliquer la raison du changement. Ensuite La Varende était prestigieux et qui est Brombert?  Dans la présentation d' Amazon, professeur de littérature française en Université américaine, mais quand on voit son parcours, émigré de la Tchécoslovaquie autrichienne en France puis l'exode et émigré aux États Unis, engagé pour la libération de l'Europe il débarque à Omaha Beach, fait les Ardennes, et va jusqu'à Berlin, après sa démobilisation en 1946 il reprend ses études. Je ne pouvais passer à coté de la lecture du livre de ses mémoires. J'en extrais cette description qui me rappelle mon prof d'allemand en seconde, qui me faisait photographier les trains depuis l'amphithéâtre du lycée Colbert qui donnait sur les voies de la gare de l'est, récent rapatrié de Constantine où il avait tout abandonné dont le réseau de train de sa jeunesse, il était terriblement nostalgique et très ému à chaque passage de train. Comme j'avais attrapé le virus de la photographie et me promenais depuis mes 11 ans avec mon box, il avait trouvé l'aide idéal. J'ai récemment manipulé de vieux paquets de photos dont une série dont il fait partie. Je ne sais si c'est le voyage qui est à l'origine de l'émotion et du souvenir, ou le mode de transport, entre le train et la voiture, l'avion ou le bateau, les descriptions des parcours en calèche n'étaient pas moins émouvants. Mais il est vrai que mon souvenir de mon premier voyage seul à 12 ans pour rejoindre à Hanovre la famille de mon correspondant, est beaucoup plus fort que beaucoup d'autres escapades. La traversée nocturne de la Belgique, avec les lumières des passages à niveau, les gerbes d'étincelles lorsque nous longions les aciéries très animées, les conversations des employés aux arrêts en gare, tout est resté dans ma mémoire, avec des sensations que j'ai retrouvées lors de mes fréquents aller-retour lors de mon service en Foret-noire dix ans plus tard. manet-chemin-de-fer.jpg

 

"Bien des fois, j'ai cherché à pénétrer le secret du tableau de Manet intitulé "Le chemin de fer" où l'on voit une fillette debout, qui regarde les rails sous le pont de l'Europe à la sortie de la gare Saint-Lazare. Les barreaux de la grille qui séparent la fillette de ce qu'elle fixe du regard ne font qu'augmenter l'énigme du tableau.. Que voit cette petite fille, elle même vue de dos? A quoi songe-t-elle, pendant que la jeune femme assise, un chiot sur les genoux et un livre entre les mains, semble interroger le spectateur du regard? Ce que la fillette voit ou cherche à voir est en grande partie voilé par des nuages de fumée blanchâtre. Est-ce l'ensemble des rails, un poste d'aiguillage, une locomotive à oeil de cyclope? La petite fille désire-t-elle partir pour un grand voyage, rêve-t-elle d'une liberté indéfinie? Les barreaux à travers lesquels elle laisse couler son regard se prêteraient à un tel rêve d'évasion."

 

  /*1  Bombert  sur Wiki

 

 

 

 

Repost 0
Published by worlddream - dans Blogage
commenter cet article
23 octobre 2011 7 23 /10 /octobre /2011 09:38

A la suite de ma visite à la Bibliothèque MD, j'ai eu la curiosité de connaître l'origine de ce centre de documentation.

 

La biographie récente de Madame Coquart est une étude agréable à lire, particulièrement claire et précise et qui fait passer à travers la vie fantastique de cette femme, un message de la perséverance féminine mais pacifiste.

 

La fin du 19eme siècle,  la troisième République, le boulangisme et la revanche, l'affaire Dreyfus , Zola, vécu de l'intérieur, par les gens de presse et de justice, qui face aux militaires pesaient sur la politique, c'est un panorama issu d'une étude des carnets de Marguerite Durand et des articles de presse. Permet aussi une appréciation de l'édition et de la presse dans cette période (droit, financement, liens politiques, ...)

 

La frondeuse : Marguerite Durand, patronne de presse et féministe,  PAYOT 2010

 

http://www.amazon.fr/frondeuse-Marguerite-Durand-patronne-f%C3%A9ministe/dp/2228905003/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1319374361&sr=8-1

 

Repost 0
Published by worlddream - dans Blogage
commenter cet article
3 septembre 2011 6 03 /09 /septembre /2011 09:49

Lorsque je commande un livre ancien chez un libraire sur internet ou par catalogue, la mention "envoi de l'auteur" est toujours un attrait supplémentaire, on anticipe l'émotion de la connaissance de l'écriture, du destinataire, de l'expression plus ou moins banale ou affectueuse.

 

 Une autre mention peut parfois surprendre "non coupé", là on se perd en conjectures, est-ce un fonds de libraire ou d'éditeur invendu, est-ce un lecteur boulimique qui a négligé quelques ouvrages de sa bibliothèque par trop encombrée, ou comme je l'ai lu récemment dans un blog, un lecteur découragé par une critique avant même d'avoir ouvert le livre.

Mais cette particularité se trouvera de moins en moins puisque les livres sont depuis longtemps déjà "massicotés" et que les éditions brochées et non coupées ont dû se terminer dans les années 50. Je note cette information sur le livre de poche   créé dzans les années 1950, Folio chez Gallimard et 10/18 chez Plon. "C'est un bouleversement. Maurice Bourdel, le président de Plon, est incrédule quand Paul Chantrel lui annonce que les pages des livres de 10/18 seront coupées."

 

Est-ce un atout qui donne de la valeur au livre si on le collectionne? Peut-être est-ce une garantie de propreté, de non altération: pas de taches, pas d'annotations,  ce que je comprends parfaitement pour une bouteille de vieux Bordeaux, je n'en ressens pas vraiment l'intérêt pour un ouvrage surtout de collection.

 

Alors quel malaise, quelle gène à la réception d'un ouvrage, comme je viens de les ressentir à l'ouverture du petit colis reçu ce matin: un livre d'autobiographie  (de 1951) dédicacé et  ...  "non coupé".

 

Donc le "Bien  sympathiquement" envoi de l'auteur n'a pas décidé à la lecture. Même pas quelques pages, peut être le parcours des quelques feuillets de tête des cahiers a't il suffit au récipiendaire pour juger de l'intérêt de l'ouvrage ou peut-être a't il aperçu ce jugement de l'auteur à propos des amis de son célèbre père "La cordialité qu'ils me témoignaient m'apparaît aujourd'hui comme la preuve de ce qu'il y avait de superficiel et même d'affecté dans la rosserie dont ils se targuaient volontiers."  et à propos d'Octave Mirbeau "Quelles canailles que les honnêtes gens!" disait il souvent.

 

canif-rouge-copie-1.jpgCe qui me surprend c'est toujours de recevoir ces livres "non coupés", ni même par les libraires qui les ont manipulés, catalogués, commentés, peut-être jamais lus, mais   marqués  "non coupé", mais c'est aussi un plaisir pour moi justement de les couper.

 

 

Repost 0
Published by worlddream - dans Blogage
commenter cet article
26 août 2011 5 26 /08 /août /2011 10:43

    La lecture de cet ouvrage de Finkielkraut a été pour moi une découverte de ce que pouvait apporter cette analyse façon critique littéraire comme des amis la mènent à travers leur blog, mais cette façon qui rassemble la biographie de l'auteur, la description de l'oeuvre lue et au fond une recherche de continuité dans la pensée à travers les différents auteurs, m'a beaucoup interessé.

J'avais feuilleté ce livre en librairie lors de sa publication et de ses présentations dans des émissions TV. J'attendais son arrivée en bibliothèque ce qui ne s'est toujours pas produit. Ayant un intéret pour les commentaires sur sa lecture de Henry James, j'ai finalement acheté sur Ebay un exemplaire largement soldé. Pour mes vacances j'ai finalement dévoré ce livre où j'ai trouvé plein de choses passionnantes. De retour,  je peux consulter mon internet et compléter par des dates, des références enfin un tas d'annotations les exemples et commentaires du livre.

Je vais noter ci-dessous et au fur et à mesure d'une relecture, des commentaires et le fruit de recherches complémentaires.

 

Joseph Conrad. Lord Jim.

J'ai trouvé une autre lecture, dans une thèse à Lyon II de Patrick Tourchon  

sur Conrad

 

Albert Camus. Premier Homme

AF nous explique le livre inachevé, la critique de Sartre, la comparaison de la misère et de la culture. L'apport de l'enseignement par l'instituteur, Finkielkraut l'oppose à "la télé-présence remplit désormais cette fonction. Il n'y a plus de place pour le médiateur ou l'intercesseur de l'universel dans le nouveau dispositif de l'information et de la communication planétaire."   Et cette note de lecture aussi d'Alice Granger.

 

Henry James. Washington Square.

 

 

J'ai beaucoup aimé. les résumés de Finkielkraut, sa modernité et pourtant son analyse "classique". J'ai noté "l'ordre de la finitude",  " Il est donc payé pour savoir qu'il ne sait pas tout." mais "il sait tout de beaucoup de choses".

"Ce qui nous est suggéré ici, en passant, c'est qu'on peut avoir tord d'avoir raison et que l'opposition du vrai et du faux n'est pas toujours pertinente car il est des moments dans l'existence où la vérité n'est pas un bienfait mais un cataclysme."

 

havilland heiressJ'avais suivi Mariette Lydis dans son interprétation illustrée de la fameuse nouvelle "the Turn of the Screw", l'histoire avec ses études de caractères si proches des obsessions de Mariette, ici d'après Finkielkraut c'est une fin inhabituelle, c'est une raison de plus de le lire.  La nouvelle fit l'objet d'une version au cinéma en 1949 avec Olivia de Havilland  [*1] et Montgomery Clift musique de Aaron Coplan, puis en 1997 par Anieszka Holland (une réalisatrice TV dont des épisodes de Cold Case!) avec Jennifer Jason Leigh musique de Jan AP Kaczmarek. 

 

Sébastian Haffner. Histoire d'un Allemand.

Je retrouve l'analyse de ce livre dont j'avais lu un premier sentiment dans une chronique de VS sur son blog.

En cherchant sur Amazon.fr pour me le procurer (encore un absent de la médiathèque), j'ai trouvé que les livres lus par Finkielkraut sont associés dans le choix des lecteurs, pour corriger la remarque de surprise de Valérie surement il serait interessant de connaitre la montée des ventes de ces volumes après la diffusion du livre de Finkielkraut. 

 

*1/   C'est dans le film l'héritière sorti en 1949 que John O'Driscoll, militaire américain, fervent amateur d'art et acheteur de tableaux de Mariette Lydis, reconnut en Olivia de Haviland un sosie de Mariette et le lui écrivit.  Comme vraisemblablement ils ont loupés tous leurs rendez-vous, elle voyageant de Buenos-Aires à Paris, Bruxelles, Rome et lui Californie, Virginie, Paris, Rome, Londres et finalement l'Irlande à Castle Mattrix, ce n'est qu'à travers ce film qu'il a imaginé Mariette Lydis vivante.

 

Snake-pit-sanguine-ward-w.JPGOlivia de Havilland fut aussi l'interprète de la folle Virginia dans "The snake pit" de Mary Jane Ward, dont Mariette Lydis illustra l'édition de la traduction française "La fosse aux serpents", y avait-il ainsi en plus d'une certaine ressemblance physique, un sentiment partagé pour ce monde à part qui a tant obstiné Mariette?

Repost 0
Published by worlddream - dans Blogage
commenter cet article
13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:34
Les lettres disparaitront-elles devant nos moyens modernes de correspondance, les blogs seront-ils suffisants pour permettre la connaissance des grands écrivains, fouiller leurs conditions de vie et d'écriture?
Le collectionneur et détective que je fais, serait bien malheureux sans ces correspondances.
Ici ce qu'en pense Henri de Régnier et aussi les vraies lettres de "Jeune fille", utilisées par Montherlant.

Repost 0
Published by worlddream - dans Blogage
commenter cet article

Présentation

  • : Le blog de Dreamer
  • Le blog de Dreamer
  • : Mes recherches, mes collections, mes rencontres, et surtout la démarche à partir d'un rève: vivre des passions sans limite. Les pages comme les articles seront modifiées en fonction des nouvelles trouvailles. Les documents présentés et les textes, sont ma propriété et tout usage ou publication doit obtenir mon autorisation, à demander par contact. Copyright "WorldOfDream"
  • Contact

Profil

  • Dreamer
  • Collectionneur qui mène son enquête. Avec plein de surprises, de découvertes et de rencontres qui parfument l'existence.
  • Collectionneur qui mène son enquête. Avec plein de surprises, de découvertes et de rencontres qui parfument l'existence.

Recherche

Catégories