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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 15:43

Je pose ce titre, comme un engagement à développer dans les prochains jours cet article sur le Professeur de Mathématiques Julien Guadet au Lycée Hoche de Versailles.

J'ai déjà parlé de lui dans l'article Hyacinthe Azaïs le résistant. http://www.malydis.eu/article-hyacinthe-azais-resistant-89854698.html Je vous dévoilerai l'état de mes recherches sur son rôle dans l'éducation.

Julien Paul Marie est né le 18 juin 1886 à Paris 5eme. Il fut professeur à Versailles de juillet 1920 à septembre 1948, et habitait Chaville alors en Seine et Oise. Décédé à Biskra le 8 octobre 1960.

Il fut professeur au lycée de Pontivy (ouest éclair 16 juillet 1914: "Puis on procéda à la remise du drapeau aux boy-scoutts. M. Guadet, professeur au lycée, prononça à cette occasion un discours empreint du plus pur patriotisme."

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11 mars 2013 1 11 /03 /mars /2013 13:47

Rare, de trouver ce travail de Paul Guadet, architecte ayant travaillé avec les frères Perret dont il fut le condisciple aux Beaux-Arts dans la classe de son père Julien Guadet.

IMG.jpgA Drouot jeudi 21 mars sera dispersée la collection de Jacques Lorcey(*1), consacrée aux arts du spectacle. Entre affiches de théâtre ou de film, caricatures de beaucoup d'artistes ou écrivains (*2), portraits et statues, j'y ai trouvé quelques livres de poésie et des manuscrits(*2) ou correspondances. Un beau catalogue avec quelques belles pièces et en particulier en lot 204 une aquarelle ayant servi pour le livre de Paul Guadet et Henri Prudent: Les salles de spectacle construites par Victor Louis à Bordeaux, au Palais Royal et à la place Louvois. Ce livre constitue le lot 205. Édition en 1903 à Paris, Librairie de la Construction Moderne, qui était l'éditeur de la revue de l'architecture. Cette belle aquarelle originale de 88x69 cm représentant la salle du Palais Royal en 1790, est estimée d'après le catalogue entre 25.000 à 30.000€.

Ce sera un test pour l'intérêt porté à l'architecture française du début du 20ème siècle et au talent de Paul Guadet (1873-1931).

 

 

  Notes:    Vente Ader "Théâtre et Arts du spectacle- Drouot Richelieu salle 9 jeudi 21 mars 2013. 

 

-1/ Jean Piat le présente: "Acteur formé à l'école de la Comédie Française", Alain Decaux écrit "J'ai applaudi le collectionneur", "Quel magnifique jardin d'âmes" s'exclame Francis Huster, et dans sa préface le collectionneur en une page explique le parcours de sa quète, et son espoir de transmission en de bonnes mains.

-2/ En particulier une série d'Henri de Montherlant et de certains de ses interprètes (lots de 390 à 412), une lettre d'Octave Mirbeau qui parle de la tournée Baret avec sa pièce scrupules, dont on trouve aussi le manuscrit. (lots 321 et 322). Tout au long des dessins souvent de Jan Mara et André Lebon.  

 

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2 septembre 2012 7 02 /09 /septembre /2012 14:34

Le titre, en cette période d'annonces de probables augmentations d'impôts, de jeux olympiques et de contrôles positifs au vainqueur américain du tour de France, peut prêter à confusion, mais les mots sont utilisés ici dans leur signification première, uniquement médicale.

 

Les recherches biographiques et généalogiques sont des sources de découvertes permanentes parfois bien éloignées de l'objet initial. 

 

Ambroise Paré était fervent de la saignée, François Broussais grand consommateur de sangsues.

 

saignee-aldebrandin-sienne-sloane.jpg

Dans un ouvrage sur les maladies du foie paru en 1813, le médecin de la cour auquel je me suis intéressé parce qu'il avait soigné de calculs le cardinal De Rohan, ancien châtelain de ma commune, j'ai pu trouver des recommandations. En effet le docteur Antoine Portal (1742-1832), utilise saignées, ventouses et sangsues, par exemple pour le traitement de l'inflammation du Foie. (P.279) :

 

"Si les observations ont prouvé que la saignée était le seul et unique remède des inflammations en général, elles l'ont encore mieux prouvé à l'égard de celle du foie. La saignée est toujours nécessaire lorsqu'elle est bien prononcée par les symptômes, et souvent lors même que ses symptômes sont peu intenses. Ainsi, le premier objet du traitement qu'il faille remplir, c'est de désemplir les vaisseaux sanguins par la phlébotomie, afin de procurer la résolution de l'inflammation hépatique, et prévenir la suppuration et autres suites fâcheuses qui pourraient survenir.

Je me suis toujours applaudi d'avoir promptement conseillé la saignée, et j'ai eu plusieurs fois du regret de n'avoir pu la prescrire, souvent lorsque les médecins avec lesquels je me suis trouvé en consultation, n'étaient pas de cet avis, et d'autres fois   les personnes qui entouraient les malades les en dissuadaient.

La saignée du bras doit être préférée à toute autre, à moins de quelques circonstances particulières qui pourraient faire donner la préférence à celle du pied, ou aux sangsues au fondement. ....

Ces saignées doivent être promptement faites et rapprochées avant que les frissons, la faiblesse réelle, la diminution ou encore plus la cessation des douleurs aient annoncé la suppuration. ....

Aux saignées il faut réunir les boissons adoucissantes et relâchantes auxquelles on peut ajouter, mais avec réserve, quelques calmans, des lavemens et des fomentations sur le bas-ventre de même nature...

On met aussi quelquefois sur la région épigastrique des ventouses qu'on peut sacrifier: cette méthode a été longtemps en usage en Allemagne, et je l'ai employée plusieurs fois très utilement...."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Portal

 

 

 

 

carnot-paul-chanteclair-charge.jpgDans la famille Guadet, une fille Madeleine à épousé le Docteur Paul Carnot, ils eurent 9 enfants dont des générations perdurent. Les Carnot ont habité un immeuble construit pour eux par les Perret, façade habitation sur le champ de mars , à l'arrière le cabinet du professeur avenue Elysée Reclus. (Ce bâtiment à été reconstruit). 

Le docteur Paul Carnot a exercé à Tenon, Broussais ...il a été reçu à l'académie de Médecine en 1920 mais s'était illustré par différentes publications, et surtout une: la description de ses expériences sur la saignée, le traitement des anémies l'ayant incité à développer les recherches de ce coté. Après l'usage de sirop de sang, il mit en évidence les bienfaits d'une substance développée après la saignée sur les lapins, qu'il nomma " hémopoïétine"  facteur de développement important des globules rouges.

 

Il décédait en 1957, sa nécrologie parut  en 1960 dans la revue du praticien.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Portrait charge extrait de la revue Chanteclair n°118 de février 1913, support publicitaire de la "Carnine Lefrancq" Romainville (Seine).

 

 

 

 

 

 

Mais dès 1909 ses expériences furent reprises par Gaston Roussel  qui mit au point à partir des saignées sur chevaux, un médicament l'HEMOSTYL qui fut à l'origine des laboratoires Roussel.

 hemostyl

Les progrès conduisirent à identifier l'hormone située dans les cellules régénératrices de la moelle osseuse, désignée maintenant sous le terme érythropoïétine  abrégé en EPO.

C'est en 1986 que fut décrit l'ARNm de l'hormone produite par le rein et débuta la production. Les effets étaient semblables aux cures en montagne ou aux entrainements en altitude comme pour l'équipe de France à Font-Romeux

 

armstrong-maillot-jaune.jpg

 

La saignée avait donc bien une fonction d'accélération du renouvellement du sang, à condition de l'employer à bon escient et avec modération. C'était le travail des barbiers puis des chirurgiens, à l'aide de rasoirs, lancettes, ventouses voir sangsues,  on la pratique toujours mais dans des conditions sûrement plus hygiéniques avec aiguilles et poches, très proches de la prise de sang ou du don de sang, aux bons soins des infirmières. Les sangsues (hirudothérapie) ont apparemment également pris une nouvelle jeunesse grâce à leur salive

 

Il semble que l'on parle de saignée générale en prélevant le sang directement sur la veine, et de saignées locales à l'aide de sangsues ou de ventouses. Les ventouses techniques islamiques ou chinoises, seraient encore utilisées en particulier au Maroc " la Hijama". 

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25 novembre 2011 5 25 /11 /novembre /2011 17:39

C'est sous le nom de Hyacinthe Azaïs que Julien Guadet, professeur de Mathématiques au lycée Hoche de Versailles s'était engagé dans le réseau de résistance "Ceux de la Libération".

 

Lors de l'inauguration le 18 septembre 2010, d'un pont en mémoire de Pierre Delahaye  à Fontaine-Fourches moulin de Tasuble,  en Seine et Marne, le maire Monsieur Xavier Lamotte (*1) a donné la parole à Madame le Maire(*1) de Soignoles-en-Brie Madame Annie Lavot , fille de l'instituteur et résistant Monsieur Tétrot. http://www.fontaine-fourches.com/627.Histoire.annexe.3.2.famille.Delahaye.discours.html Celle ci dans son discours explique que depuis un terrain d'atterrissage nommé "Abeille"  le 24 Octobre 1943 s'envolaient 3 hommes pour Londres. Parmi ces derniers, le délégué du mouvement« Ceux de la Libération » à l’Assemblée Consultative d’Alger, M. Julien Gadet, alias "Yacinthe" Azaïs, qui a été caché une dizaine de jours chez M. Tétrot. […] (extrait allocution de Mr Christian Triché, maire de La Louptière-Thénard). Dans le convoi ferroviaire du 27 avril 1944 qui conduisait 1.700 hommes de Compiègne à Auschwitz-Birkenau, il y avait avec Pierre Delahaye, un homme dont le nom est Robert Desnos. (extrait allocution de Mr Balas). Voir l'association des tatoués ici http://27avril44.org/transport.html

 

C'est ensuite à Alger où siégeât Hyacinthe Azaïs dès le 3 Novembre 1943, dans la commission de la jeunesse et de l'éducation, comme délégué dans l'Assemblée Consultative Provisoire du 5 Novembre 43 au 27 Juillet 1944. 

Par le témoignage [*2] d'un ancien élève de 1941 à 1950 contacté par l'amicale des anciens du lycée Hoche, j'ai appris qu'il avait repris ses cours à Versailles en 1946, il est entre autres l'auteur d'une table de logarithmes diffusée par Vuibert.

Les tables ici edition Librairie Vuibert 1931 - imprimerie Paul Brodard à Coulommiers 6911-8-1931. Elle furent présentées et l'auteur félicité en séance de l'Institut en 1931.

guadet-julien-logarithmes.jpg

 

*1/ Maire jusqu'aux élections de mars 2014

 

*2/  message de Michel R.

 

J'ai été au Lycée Hoche de nov 1941 à juin 1950 mais c'est seulement pendant l'année scolaire 47/48 que j'ai eu monsieur Guadet comme professeur de mathématiques. Il me semble qu'il s'appelait Jules mais je n'en suis pas sur car, à cette époque, les relations professeurs - élèves étaient très distantes et donc, nous ne connaissions en général pas les prénoms des professeurs, et eux mêmes devaient consulter leurs fiches pour connaitre nos prénoms qu'ils n'utilisaient pas !

 

J'ai assez peu de souvenirs donc; A cette époque Guadet me paraissait un vieil homme mais j'avais 15/16 ans et je pense maintenant qu'il ne devait pas être aussi vieux que nous le pensions: son vêtement ( longue redingote noire toujours tachée par la craie) ses cheveux et sa barbichette (à la Napoléon III) poivre et sel n'étaient pas fait pour lui donner une apparence de jeunesse, mais cependant je me souviens qu'il était très grand, très mince et d'autant plus qu'il se tenait très droit et avait une démarche très rapide. Je le revois monter les escaliers par 2 marches à la fois et bien sur ce n"était pas la démarche d'un vieil homme !

Il était très connu de tous les élèves, même de ceux qui n'avaient pas eu cours avec lui et si certains ne connaissaient pas son nom, ils connaissaient au moins son surnom QQ', un sigle que nous inscrivions très souvent sur le tableau .... avant qu'il n'entre dans la classe !

 

...   je peux vous assurer que la plupart des élèves de seconde .. . et après, possédaient dans leur sac la fameuse table ; Ce n'était pas un livre comme celui de Bouvart et Ratinet mais un simple bristol plié en 2 ( ou 3 ??) de couleur marron clair , facile à transporter du fait de ses dimensions et, si ma mémoire est encore bonne, autorisé aux examens !

 

 

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 17:04

A la recherche de documents sur M-A Jullien, j'avais noté que souvent les citations des lettres de sa mère, en particulier dans le livre de Marie-Claude Delieuvin, étaient extraites du livre de Pierre Gascar(*1), sa lecture effectivement m'a apporté des renseignements non cités jusqu'à présent.

 

Ce livre se distingue d'autres qui sont très précis car issus de thèses d'histoire. Ici il y a la précision de la citation du texte des lettres, mais dans une mise en scène romanesque qui fait mieux ressentir l'état d'esprit au moment des évènements.

 

"Le peu d'émotion qu'il montre, en montant avec le bon petit Jules dans la diligence pour Paris (Rosalie les a accompagnés jusqu'à Valence, le plus proche relais de poste, sur la "grande ligne" du Midi), tendrait à le faire croire." 

 

En postface, l'auteur explique les conditions de la transmission de l'archive: Les héritiers de Philippe Hériat(*2) (dont il est l'exécuteur testamentaire) lui transmettent des documents dont un "cahier vert" qu'il retrouve après 5 ou 6 ans et comprend enfin qui en sont les auteurs. Dans ce livre de compte, M-A Jullien a fait recopier les lettres de sa mère (par un secrétaire utilisant la plume d'acier!) puis vers 1829 il lit, biffe les noms, corrige certaines phrases pose des commentaires en marge, s'apprête peut être à le faire publier, finalement ce n'est qu'en 1881 que son petit fils Edouard Lockroy (*3) fait éditer, après avoir encore expurgé les lettres, le "Journal d'une bourgeoise pendant la révolution".

En fait les lettres originales soigneusement conservées ont été vendues à l'institut Marx-Engels et sont restées à Moscou(*6). Une transcription à partir d'une copie microfilmée en 1990 rapportée par Pierre de Vargas a été produite par l'association "Jullien de Romans" (*5) (dont en 1979 Gascar n'avait  pas connaissance).

 

Donc cette histoire est bien racontée, il en manque la citation des sources, les bibliographies.

C'est à rapprocher de l'histoire de la famille Lacombe contée par l'héritier Claude Simon (*4), mais où par un jeu subtile de mélanges, d'interpénétration des descriptions les unes dans les autres, sans jamais citer un texte reconnaissable comme original (peut être en italiques, mais sans guillemets, sans dates), mais décrit comme étant issu des correspondances retrouvées de ses ancêtres, l'auteur si difficile à déchiffrer nous a livré dans "les géorgiques".

 

Ce que l'on peut regretter dans l'un comme dans l'autre de ces "romans" issus de correspondances, c'est de pouvoir accéder à quelques reproductions de pages.

"Il lit les phrases maladroites où la menace est enrobée de formules pompeuses et dont il a laborieusement refait et raturé plusieurs fois le brouillon: l'écriture impulsive, fougueuse, l'encre pâle, transparente, d'un brun rouille presque rose: avec leurs festons irréguliers de jambages, d'entrelacs, de ratures, d'arabesques, les lignes dessinent sur les feuillets jaunis comme de minces bandes de dentelles déchiquetées et fanées." décrit Claude Simon et  "Ces mots en ronde agrémentée de guillochis ont été tracés par un copiste dont on va pouvoir, tout au long des 224 pages du registre, admirer la "belle main", comme on dit alors. L'écriture de l'homme qui collationne et annote le texte tranche sur ces élégants pleins et déliés. Elle dit la plume d'oie, alors qu'ils sont dus de toute évidence à une de ces plumes d'acier qu'on importe de Birmingham, depuis une douzaine d'années à peine. .. Il est vrai: l'artistique calligraphie du copiste ne pourrait exprimer la spontanéité des sentiments, leur force, leur violence, aussi bien que l'écriture un peu écrasée de l'annotateur le fait. Elle va être comme la voix mâle, dans un duo." note Pierre Gascar.

 

J'aimerais bien comparer par moi-même les différences entre les 3 exemplaires connus: le livre de Lockroy, les pages du "cahier vert", le microfilm de Moscou conservé à Romans. Les archives Jullien se trouvent en fonds privés aux Archives Nationales.

 

*1/ Pierre Gascar (Pierre Fournier) 1916-1997 Prix Goncourt en 1953 pour Le temps des morts, inspiré de son expérience des camps de prisonnier des Allemands de 1940 à 1945.

 

*2/ Philippe Hériat (Raymond Payelle 15/9/1898-10/10/1971)    fils de Georges Payelle (24/6/1859-1941)  qui fut le secrétaire de E Lockroy  

 

*3/ Edouard Lockroy ( Edouard Simon) fils de l'artiste Joseph Philippe Simon dit Lockroy marié à Stéphanie Jullien,  était il le petit fils du Général de Brigade Edouard-François Simon (1/12/1769-13/4/1827) baron de l'empire, fils de Simon de Troyes?

 

 *4/ Claude Simon, (10/10/1913-6/7/2005) Prix Nobel littérature pour son oeuvre en 1985, Descendant de Jean-Pierre Lacombe St Michel (St Michel de Vax Tarn) Les Géorgiques 1981. 

 

 *5/ Transcription de Jean Sauvageon dans "l'association Rosalie et Marc Antoine Jullien" à Romans. Se trouve aux Archives Communales. 

 

  *6/ Pour une explication sur ces archives consulter

BEECHER Jonathan, « Des inédits de Fourier dans les archives de Moscou »,

Cahiers Charles Fourier

, n° 12, décembre

2001, pp. 9-16

Disponible en ligne : http://www.charlesfourier.fr/article.php3?id_article=46

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 17:35

Père de Elizabeth Julie Hyacinthe qui épouse Joseph Guadet à Paris 10° le 22 janvier 1831, Azaïs a du faire son admiration.

La cinquième édition de son recueil le plus connu "Les compensations" est précédée d'un article nécrologique de son gendre.

C'est en lisant les études de Philippe Lejeune (voir en liens amis) sur les journaux d'Azaïs que l'on peut mieux comprendre la démarche de ce "philosophe". La thèse de Michel Baude permet d'approfondir ses relations.

http://www.autopacte.org/06%20Azais%20Ecrire%20en%20marchant.pdf

 

J'ai aussi trouvé une lettre à la comtesse de Salvandy(*1) , réclmant, faute d'une place au Collège de France, au moins la souscription à son dernier ouvrage..

 

 

Paris le 14 Février 1838.

 

Madame,

 

J'ai eu l'honneur, jeudi dernier, de vous faire une demande que vous avez gracieusement accueillie. Permettez-moi de lui donner quelques développemens.

 

Vers le mois d'octobre je priai Mr de Salvandy de fonder, en ma faveur, au Collège de France, une chaire de philosophie, je lui remis, à ce sujet, un mémoire qu'il lut en ma présence, et sur lequel il s'exprima en termes très flatteurs; il me montra ensuite combien d'obstacles s'opposaient à une fondation nouvelle; mais il m'apprit que la chaire occupée par Mr Jouffroy allait être vacante; et il eut la bienveillance d'ajouter qu'il serait satisfait de me voir sur la liste des candidats. Je fis aussitôt les démarches qui pouvaient me conduire à y être placé; j'allai voir les Professeurs; leur accueil fut honorable; presques tous me témoignèrent des intentions encourageantes; cependant le jour de la délibération, je fus écarté.

Peu de jours après, je fus également repoussé par l'académie des sciences morales et politiques, à laquelle il semble que l'opinion publique m'appelle, et à laquelle depuis qu'elle est rétablie, je me présente vainement.

J'adressai alors à Mr de Salvandy un second mémoire par lequel je le priai de transformer en chaire de philosophie au Collège de France, la chaire d'Anatomie, superflue dans cet établissement. Mr Fredéric Cuvier voulut bien se charger de remettre ce second Mémoire à Mr de Salvandy, et d'appuyer mes désirs.

Mr de Salvandy ne put les satisfaire; il m'en témoigna le regret; le 15 8bre, il m'écrivit, entièrement de sa main, une lettre flatteuse, affectueuse même, commencant par ces mots:

"J'honore, Monsieur, les travaux de toute votre vie, la pensée philosophique qui les a dirigés, le but auquel vous avez voulu marcher. Je serais heureux de vous donner la satisfaction d'exposer vos maximes dans une chaire haut placée; convaincu que la parole vive et facile d'une ame honnète et d"'un esprit éclairé n'arrive pas, sans y développer des germes heureux, au coeur de la jeunesse qui les recueille ..."

Venait ensuite le détail des difficultés qui avaient retenu des dispostions si honorables. Mr de Salvandy terminait ainsi sa lettre:

..." Vous voyez donc, Monsieur, que votre voeu dépasse ma puissance. Indiquez-moi d'autres moyens de vous prouver mon respect pour vos cheveux blancs, ma considération pour votre utopie, et mon estime pour votre personne.

Salvandy.

 

Dans de telles expressions, Madame, je ne pouvais que puiser de douces consolations et de flatteuses espérances mais, dès ce moment, il me fut démontré que je ne devais plus demander à Mr de Salvandy que des choses qui dépendraient uniquement de sa volonté, et sur lesquelles il n'aurait à consulter personne.

Rentré dans ma solitude, j'écrivis l'ouvrage que je méditais depuis longtemps, et que j'ai eu l'honneur, Madame, de vous offrir. La pensée des frais d'impression ne me retintplus; Mr de Salvandy, me dis-je; m'aidera à les couvrir; tel sera le moyen que je lui indiquerai d'effectuer les sentiments dont il m'honore.

Mon ouvrage imprimé,je crus cependant devoir, avant de l'adresser directement à Mr de Salvandy, le lui faire connaitre par votre entremise, et ensuite préparer à ma demande des appuis bien dignes de considération. J'écrivis à Mr de Salvandy une lettre par laquelle je le priai de souscrire à mon ouvrage sur les fonds de son ministère, et je portai d'avance cette lettre à plusieurs membres de l'Académie Française. Mr Droz commenca par y ajouter une note conçue en termes d'affection pressante; cette note fut signée, et avec empressement, par ceux de ses collègues que Mr Droz put rencontrer, par Mr de Feletz, Jouÿ, Dupaty, Roger, Tissot, Philippe de Ségur, Pongerville, Charles Nodier, Lamartine. Mr frédéric Cuvier, à qui je portai ma lettre ainsi fortifiée, la signa aussi, et eut la bonté d'aller la remettre lui-même à Mr de Salvandy avec un exmplaire de mon ouvrage.

Maintenant, Madame, que dois-je penser de ce que Mr de Salvandy, non seulement laisse tomber ma lettre et les recommandations de l'Académie, mais, trop manifestement, est importuné de mes désirs et de mes visites! je n'ai pu m'y méprendre jeudi dernier. A mon âge, avec mon caractère et les droits que mes travaux me donnent, on n'est point ombrageux et susceptible; mais on s'étonne et l'on s'afflige d'avoir pu devenir un être embarrassant et indésirat; la c'rainteseule en est bien pénible.   Votre accueil, Madame, si plein de grâce et de bienveillance, m'a rendu encore plus sensible à la contrainte de celui de Mr de Salvandy. Ses dispositions, je n'en doute pas, sont encore celles que sa lettre m'avait exprimées; je n'ai rien fait qui put les affaiblir; mais j'ai eu peut-être le tord de dire combien j'étais flatté de les avoir inspirées? Dans ma position sur la scène du monde, l'expression de ma reconnaissance à l'égard des personnes qui me prètent appui, est de ma part un entraînement inconsidéré. Si j'étais ostensiblement soutenu par le gouvernement de mon Pays, surtout par le ministre de l'Instruction publique, les pensées auxquelles j'ai été conduit par les travaux de ma vie mettraient rapidement de l'ordre dans la science, de la raison, de la clarté dans la philosophie. Mais il est naturel, très naturel, que cette Révolution salutaire soit entravée, retardée, le plus longtemps possible, par les hommes qui cependant l'on préparée, qui m'ont fourni les moyens de l'entreprendre, mais qui, eux-mêmes, n'ont pu l'accomplir. Jamais ce qui tombe ne peut se plaire à contempler, encore moins à favoriser ce qui s'élève et qui doit le remplacer. Or des erreurs qui tombent, ce sont les hommes qui s'en sont nourris; des vérités qui s'élèvent, ce sont les hommes qui les découvrent et les expriment. Les premiers ont acquis, et légitimement la plupart , une puissance d'opinion, de position, de fortune, à l'aide de laquelle, s'ils ne sont pas très généreux, ils retiennent les autres dans l'isolement et l'indigence. Le pouvoir suprème, aux époques d'un Despotisme magnanime, tel que celui d'Auguste, de Louis XIV, de Napoléon, est bien le protecteur de tout ce qui s'aznnonce comme digne d'une haute destinée. Que Louis-Philippe aujourd'hui puisse, en pleine liberté, suivre l'impultion de ses lumières, et l'Auteur de l'explication universelle de sa destiné, honoré. Mais chez le Peuple le plus mobile, et sous une forme de gouvernement dont le caractère essentiel est l'instabilité, le Roi et ses Ministres ont besoin de ménager sans cesse les hommes qui, à tord ou à raison, se sont donné une clientèle, un parti, une influence; Le vieillard pauvre, isolé, qui n'a pour lui que de la raison, du savoir, et de grandes idées nouvelles, doit être plus que délaissé.

Anathème, s'écrient les souverains pontifes de lEglise défaillante! que le novateur soit excommunié, qu'on lui refuse le feu et l'eau! que surtout l'on n'en fasse jamais un Professeur au Collège de France, ni un membre de l'académie des sciences morales et politiques; ce serait sonner notre agonie; la raison et la vérité marcheraient si vite!...

 

Telle est mon histoire, Madame. Si Mr de Salvandyconnait mes ouvrages, si seulement il a eu le loisir de lire les deux Mémoires que j'ai eu l'honneur de lui adresser, il reconnaitra que je vien de dévoiler le caractère et les motifs secrets de la réprobation que je poursuit; et il connait trop le coeur humain pour ne pas savoir que les motifs dont on a honte sont ceux que l'on déguise le mieux et que l'on suit avec le plus de constance.

Je ne me plains de personne; ce que j'explique, je l'excuse. Seul sur la Terre, le peu d'annéesz qui me reste s'adouciraienten silence par le sentiment profond de la justice qui, dans l'avenir, me sera rendue; je n'importunerais personne; c'est...je dois, Madame, en prononcer le mot: c'est une humiliation que je m'épargnerais. Mais je suis père de famille; j'ai six enfans; je souffre de ce qui leur manque; et lorsque j'ai fait une dépense qui augment nos embarras de famille, j'en suis vivement affecté. En me permettant la publication de mon nouvel ouvrage, j'ai cru pouvoir compter sur le secours de Mr de Salvandy; et je n'ai rien négligé pour que cet ouvrage fut digne de l'obtenir.

Je le demande encore, en ajoutant qu'éclairé par une pénible expérience, je saurai désormais retenir dans mon coeur ma reconnaissance pour le bien que je recevrai et les honorables sentimens qui me seront témoignés. Pour être privée d'épanchement, ma reconnaissance n'en sera que plus profonde.

Je le répète, Madame, j'ai six enfans; vous ztes mère de famille; vous concevrz mon inquiétude; j'ose espérer que vous désirerez dumoins que Mr de Salvandy veuille bien l'adoucir.

 

Agréez je vous prie, Madame,

Mes respectueux hommages.

 

AZAÏS

 

 

 

Mais aussi cet article dans le livre "Le Romantisme et l'Éditeur Renduel, Souvenirs et documents sur les écrivains de l'école romantique Avec lettres inédites adressés par eux à Renduel" Adolphe Jullien 1897 Fasquelle:

 

 

CHAPITRE VII

 

AZAIS- HENRI DE LATOUCHE. ...

 

Un des premiers correspondants de Renduel - par ordre alphabétique - est un sage, Azaïs, le philosophe moraliste qui professa d'abord à l'Athénée, puis dans son propre jardin, sa consolante doctrine, ce système des compensations qui répondait si bien à la simplicité de ses moeurs, à la douceur de son caractère. Azaïs avait fait, en 1831, un cours d'Explication universelle à la société de civilisation, et il l'avait ensuite fait imprimer chez Levrault en autant de fascicules qu'il y avait eu de leçons. Le livre était des plus beaux: Ecole de la Vérité. Plus tard, il entrepris de donner à cet ouvrage une suite en soixante séances et autant de livraisons; dès la première leçon eut lieu le 29 janvier 1834, et la première livraison parut à la fois chez Renduel et chez l'auteur qui demeurait vers le haut du Luxembourg, dans le passage Laurette (aujourd'hui rue Bara). Pour être philosophe, Azaïs n'en avait pas moins une très haute idée de lui-même, et il le laisse assez voir dans une lettre adressée à la personne qui l'avait mis en rapport avec Renduel (vendredi, 31 janvier) :

 

Vous avez été témoin, mon cher ami, de l'accueil qui m'a été fait avant-hier, et de l'intérêt avec lequel j'ai été écouté. L'empressement à venir m'entendre n'a été que trop grand; en montant l'escalier je n'ai rencontré que des personnes qui s'en retournaient, n'ayant pu pénétrer dans la salle; le vestibule était encombré, et si le jeune commis de M. Renduel est venu, il a pu juger inutile de rester, puisque la table même sur laquelle il aurait pu déposer les exemplaires a été saisie, et qu'en la plaçant en face de la porte un grand nombre de jeunes gens s'y sont établis.

 

L'affluence ne sera pas moindre mercredi prochain. Je vous prie d'aller voir pour moi M. Renduel et de lui dire que devant développer, mercredi prochain, le sujet de ma première livraison et répondre aux objections qui me seront adressées, nous pourrons faire encore une tentative de vente; que, dans ce cas, si son jeune homme arrive vers sept heures, je lui aurai fait réserver d'avance une chaise au pied de la tribune, en sorte qu'au terme de la séance, les personnes que j'aurai excitées à me lire, auront la brochure sous les yeux et sous la main.

 

Si M. Renduel aime mieux suspendre la publication des livraisons suivantes, je lui propose de provoquer
de suite la propagation de la première, en faisant  insérer dans les journaux la note suivante :
« M. Azaïs fait, en ce moment, un Cours d'explication universelle à l'Ecole Philosophique, dont il est
président. Ce cours est suivi avec le plus vif intérêt, et la salle est loin de pouvoir contenir toutes les
personnes qui désirent y assister. Pour y faire participer, autant qu'il lui est possible, celles qui ne
peuvent entrer ou qui n'ont pas le loisir de s'y rendre, M. Azaïs publie chez le libraire Renduel, rue des
Grands-Augustins, n° 22, une brochure de 50 pages, qui a pour titre : Idée précise de la Vérité première,
et dans laquelle le professeur résume la doctrine qu'il développe devant ses auditeurs. »

Cette note, mise dans les principaux journaux, et la brochure mise en vente chez les principaux libraires,
elle se répandrait ; vous savez, cher ami, l'heureux effet que l'on pourrait en attendre : elle exciterait bien
des personnes à demander la publication successive des livraisons. M. Renduel, s'il recevait, en effet, un
nombre encourageant de demandes, annoncerait, comme sous presse, cette publication successive, ou,
s'il le préférait, la publication du cours en bloc, par volume et sans morcellement.

Ayant encore besoin de ménagements, mon cher ami, faites-moi le plaisir d'aller ce soir chez
M. Renduel : on le trouve vers cinq heures; lisez-lui ma lettre : ajoutez-y ce que vous avez vu, entendu,
ce que vous pensez ; dites-lui que, n'ayant d'ardeur personnelle que pour la propagation de mes pensées,
je désire que le libraire qui y concourra, non seulement ne compromette pas ses fonds, mais fasse, à
l'aide de mon œuvre, d'honorables profits.

                                                                 Tout à vous, mon cher ami,
                                                                 Azaïs.

Dans une lettre écrite le lundi suivant, et cette fois à Renduel, Azaïs revient encore
sur ce projet de faire débiter ses brochures pendant son cours, et il le complète par
l'idée mirifique d'en faire vendre aussi pendant le cours qui précédait le sien :
« N'oubliez pas, je vous prie, que mercredi votre jeune homme devrait être dans le ves-
tibule de la salle avant sept heures, parce que déjà alors il passera devant lui bon
nombre de personnes allant prendre place et attendant pendant le cours d'un autre
professeur qui se fait à cette heure-là. »

Le pauvre Azaïs se donnait-il assez de mal pour débiter sa philosophie en feuillets?
Rien n'y fit. Le premier fascicule, si fort tambouriné, se vendit mal et l'affaire en
resta là : soixante pages au lieu de soixante  livraisons.

Après la phraséologie onctueuse du philosophe, la phrase cinglante et cravachante du gentilhomme. Henri deLatouche s'était fait surtout connaître par ses travaux sur André Chénier, avant tout par les
soins clairvoyants qu'il avait apportés à la publication des oeuvres inédites du poète,
entreprise en 1819 par les libraires Foulon et Baudoin. Il était donc tout désigné pour
surveiller aussi l'édition complète de Chénier que Renduel publia en 1833, de concert
avec Charpentier, et pour laquelle il avait obtenu du neveu du poète, Gabriel de Chénier, plusieurs fragments inconnus et pièces inédites. Le billet suivant de Latouche à Renduel respire le dépit rageurd'un campagnard
— Gautier l'appelle l'Ermite de la Vallée-aux-Loups — qui a fait pour rien le voyage
d'Aulnay à Paris et devra revenir le lendemain : « Il est dur de venir de la campagne
pour des épreuves et de n'être pas même averti qu'on ne les aura pas.Ilest dur d'être,
de neuf à dix heures,dans le magasin, à attendre le pacha, dont le domicile est tout proche
et de ne trouver personne qui ose avertir  Sa Hautesse qu'un simple citoyen le demande.

Et l'on parle des ministres difficiles à aborder! — Honneur aux mœurs turques !
........

*1/ femme du ministre de l'instruction publique deSALVANDY, Membre de l’Académie francaise. Le comte Narcisse Achille de Salvandy, est un homme politique et écrivain français né à Condom (Gers) le 11 juin 1795 et mort à Graveron (Eure) le 15 décembre 1856.

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7 mars 2011 1 07 /03 /mars /2011 14:40

Je fais ici une note de lecture sur le livre de Marie-Claude Delieuvin "Marc-Antoine Jullien de Paris, 1775-1848

Théoriser et organiser l'éducation."

 

"Cet ouvrage, issu d'une thèse brillamment soutenue à l'université René Descartes en 1999, fera à coup sûr autorité. .." ainsi commence la préface du livre édité en 2003 chez l'harmattan.

 

Effectivement le chapitre deux, de 63 pages, permet de lire la synthèse la plus à jour de la biographie du jacobin surement le plus fanatique et attaché à Robespierre.

Si sa vie avait été interrompue en 1794, à l'image de toutes celles qu'il a contribué à supprimer. Si les indulgences dûes aux relations de son père et au fait que les thermidoriens pour se sauver eux mêmes devaient justifier l'arret des exécutions de la Terreur, il ne serait encore moins resté du passage sur terre de ce théoricien qui fut un modèle de la 3eme République.

 

Il est surprenant que n'ayant reçu que l'éducation de sa mère et d'un prêtre bénévole, ayant difficilement suivi trois années de trois collèges en trois ans, et terminé ses études à 14 ans, il fut le mentor du club des Jacobins.

Envoyé à Bordeaux, en septembre 1794 par le Comité de Salut Public, il chercha à satisfaire son maître Robespierre d'abord en poursuivant les députés girondins proscrits et ennemis de Robespierre, puis en cherchant jusqu'aux ultimes heures des preuves contre Tallien et Ysabeau. (la lecture de la thèse de Pierre Becamps (Bordeaux 1953) sur Jean Baptiste Lacombe est édifiante sur ce point).

 

Il est remarquable de lire Lamartine dans sa "critique de l'histoire des Girondins" 20 ans après, en particulier la préface au sujet de la sagesse apportée par l'âge. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k210093v.r=lamartine+critique+girondins.langFR

 

La thèse de Madame Delieuvin, est principalement axée sur les théories d'éducation défendues dans divers ouvrages par MA Jullien, son activité de journaliste dans la direction de 'la revue encyclopédique', les liens qu'il eut avec hippolyte Carnot.

On remarque aussi la volonté "officielle" tant du  BIE (Bureau International d'éducation) en 1943 ou de l'Unesco en 1948 juqu'aux années 60 d'écrire l'histoire de l'éducation en Europe dans la continuité des hussards de la 3eme république.

 

Il fallut en 1823, la publication des mémoires de Louvet de Couvray, qui fit connaitre l'implication du directeur de la revue encyclopédique dans la Terreur, pour que Joseph Guadet comprenne le mal fait à sa famille.

 

et des lettres en plus: 

http://histoires-d-histoire.hautetfort.com/archive/2009/03/18/lettre-de-jullien-de-paris-a-puvis-de-chavannes.html

 

 

J'aime cette réflexion sur le rôle et la qualité de la transcription

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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 16:23

Il me fallait bien inscrire le nom de GUADET, quelque part sur ce site. 

 

Cet article sera progressif Dernière maj: 4/2/2012

 

C'est après le repas d'anniversaire de mon père (ses 80 ans en 1999), que nous nous sommes promenés à Coulommiers et que j'ai acheté chez un brocanteur, pour compléter ma collection photographique, un album ancien.

 

Son intéret?  il était complet des photos de la famille "Guadet".

J'ai trouvé rapidement quelques explications, sur le conventionnel, premier homme tristement célèbre de la lignée, mais ce qui m'emporta passionnément, c'est la difficulté à trouver des informations sur la filiation.

J'ai reconstitué ce que j'ai pu de l'arbre généalogique, puis l'ai chargé sur geneanet, j'ai écrit les premiers articles sur wikipédia, j'ai pris contact avec l'association de St Emilion "berceau" de la famille.

 

Rapidement: famille de négociants en vin, notables, les Guadet ont leurs enfants pris dans la tourmente révolutionnaire et y participent brillamment jusqu'à la chute et la proscription, Marguerite-Elie Délégué à la Législative puis à la Convention, finit sur l'échafaud à Bordeaux avec son père, sa belle soeur, son jeune frère tous poursuivis par un jacobin fanatisé de 18 ans Jullien de Paris. (*1)

Son épouse et ses trois enfants furent sauvés, et protégés par  le frère Julien militaire en retour de mission à Saint Domingue. 

 

L'histoire des Girondins, l'histoire de St Emilion ont été écrits au milieu du 19eme siècle par le fils de Julien:  Joseph.

Comme les amis avocats bordelais Vergniaud, Gensonné et Guadet ont été associés pendant la Révolution, Joseph le fut avec ses amis Pierre Armand Dufau et Jean Baptiste Duvergier, mais pour l'administration et l'enseignement en particulier à l'Institut Royal des Jeunes Aveugles, il encouragea le jeune François Coppé, il diffusa le système d'écriture inventé par un des enseignants qu'il dirigeait Louis Braille.

Joseph Guadet épousait en 1831 Elisabeth, la fille de Hyacinthe Azaïs (*2) un visionnaire philosophe qui fut éduqué à Sorèze avec son père où il connu peut être les fils de Benoît Lacombe, de Gaillac et les présenta à sa belle famille (la petite fille d'Elie épousait un Eliacin Lacombe vers 1840). De son premier mariage avec un officier de Bonaparte tué à Austerlitz en 1805, Adélaïde Azaïs avait 2 fils dont Jules dit "Berger de Xivrey".

En souvenir des Girondins, un monument commémoratif fut élevé à Bordeaux, Julien Guadet architecte un des fils de Joseph, a fait une proposition, mais ce fut finalement le projet de Victor Rich qui fut retenu. A ces adresses vous pouvez voir l'état actuel:     http://virjaja.over-blog.com/article-fontaine-des-girondins-61982243.html

et aussi  http://www.street-photo.org/article-bordeaux-colonne-des-girondins-girondins-column-65410507.html

merci à ces blogeurs pour leurs belles images.

 

 Julien Guadet fils de Joseph, reçoit par arrété du 8 octobre 1864 de l'Empereur "vu les procès-verbaux des jurys chargés de juger des résultats des concours ... "  le grand prix de Rome d'architecture "sont nommés en conséquence, pensionnaires du gouvernement , chacun pour quatre années, à partir du premier janvier 1864".

 

  Il fut ensuite professeur d'architecture aux Beaux-arts et eut dans sa classe son fils Paul et Auguste Perret.

Dans leurs appartements, autant Julien que son père Joseph, organisaient des rencontres de maîtres et élèves.

En quelque sorte ils tenaient salons.

Photo salon de l'hotel Guadet à Paris (archives IFA Paul Guadet)

 

Ainsi se firent surement les connaissances, Madeleine la fille épousa Paul Carnot, le docteur qui fit construire son hotel particulier avenue Elysée-Reclus Paris 7eme (le cabinet donnant sur le Champ de Mars) par les frères Perret.

Photo: maison de Paul Carnot. (arch IFA Paul Guadet)

Comme beaucoup de la famille Carnot, Paul possèdait un château, celui de Monteil dans la Creuse. (annuaire de 1928) 

 

Son neveu Jules le fils de Hyacinte Azaïs Guadet épousait Anne Marie Marmottin, fille de l'architecte de Coulommiers Jules-Elie venant d'une famille d'entrepreneurs du bâtiment de Neuville-le-Pont. Jules fit ses études de droit il était en 1934 élu au bureau de la Fédération Générale des Avoués de France.

marmottin-web.JPG

 

 

Caveau de Jules Elie Marmottin, sa fille son gendre et ses petits enfants au cimetière de Coulommiers

 

 

 

Une thèse de doctorat d'histoire de Guy Lambert (*3) que je viens de consulter, basée sur Paul Guadet, m'apporte des éléments importants principalement que Georges de la revue d'optique et Julien le professeur de mathématiques sont les frères de Paul.

 

  *1/  *2/ (Texte de Philippe Lejeune, voir son blog dans mes liens)

 *3/  - LAMBERT Guy, **L’architecte et la figure de l’expert, au service de l’Etat sous la IIIe République. Cultures et stratégies professionnelles. Autour de Paul Guadet (1873-1931), Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines, **sous la Dir. de François LOYER. Thèse d’Histoire soutenue le 03 Juillet 2007. 2 VOL. 745 p.  

Centre d'Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines Guyancourt = Céline Clouet

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