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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 13:31

Les artistes peuvent vivre grâce aux amateurs.

 

 

 

Photos 0001

C'est ce qu'à pu reconnaitre Mariette Lydis dans une lettre à Carmen Jaubert en 1968, elle se souvenait du temps où les achats de peintures par le Colonel John O'Driscoll, comme les achats d'exemplaires de beaux livres illustrés par la maison d'Ernest Maggs lui permettaient de soutenir son train de vie.

 

La belle Mariette, avec son énorme émeraude au doigt, et son collier d'un rang de perles avait besoin du succès, ses habitudes de logement dans les grandes demeures ou les belles chambres d'hôtel, particulièrement le Crillon à Paris ne pouvaient qu'annoncer ses exigences au niveau des prix de ses oeuvres.

 

dirscoll styloQui était donc le Col Driscoll?   Engagé comme cadet dans l'aviation US, il est formé à Fort Worth, il fait partie au début de la guerre d'une équipe aux missions secrètes, volontaire pour l'Europe (né le 27 mai 1915 son deuxième prénom est Joffre), il est en service pendant 26 mois dans la 8th armée basée à Hethel,  depuis l'Angleterre il part bombarder l'Allemagne,  l'italie, les côtes du nord .

En mission à Paris dès la Libération, il travaille en septembre 1944 avec le Dr Clarence N. Hickman sous la direction du Col Pash. Puis responsable du bureau des participations (Advisory Group for Aeronautical Research and Development) de l'OTAN et du MWDP en 1956,  il participe à des négociations pour les mise au point d'armements nouveaux (il fut le premier à s'intéresser au projet britannique d'avion à décollage vertical *1).

 

En 1948 -49 il retourne en formation à l'université Maxwell de l'US Air Force à Montgomery-Alabama. Il fit des stages au cours desquels il fit connaissance de John A. Wheeler (*2) (qui participa à la création d'une société de consulting à sa retraite de l'USAF: Allied Research Associates Concord, Mass.). Son épouse Liz soupçonne que lors de mission dans le désert du New Mexique, il a peut être été contaminé, ce qui serait l'origine de son cancer, peut être aussi l'origine de la leucémie transmise à  son fils. Ce qui est certain c'est qu'il effectua à Rosswellune partie de sa carrière, base qui en Juillet 1947 fit naitre bien des hypothèses (extra terrestres, OVNI ou missile nucléaire? La base de Rosswell est la seule base des bombardiers nucléaires).

 

Les missions du Col O'Driscoll le menèrent à Berlin, où il organisa le passage du rideau de fer au premier transfuge de l'est.

 

Il fit aussi la connaissance des Lindbergh lors d'un vol entre Paris et la Virginie où il avait sa famille. Il s'en expliqua dans des mémoires et aussi dans un enregistrement effectué par des journalistes de la radio anglaise.

 

Photos-0002.jpgEn 1961, il s'installe dans un vieux château d'Irlande, pays d'origine de ses ancêtres, Castle Matrix. Il y conçoit des projets de centre culturel, de maison d'hôte, il prévoit d'y inviter Mariette Lydis pour organiser des séminaires de formation artistique. Mais il fallut plusieurs années pour la restauration du vieux Castel et la mort de Mariette en 1970 (âgée de 83 ans) mit un terme à cet espoir de rencontre. (*3)

  Il a longtemps conservé les relations de ses années de responsabilités à l'OTAN établies de 1953 à 1967. Il recevait à Castle Matrix  ses anciens amis: Pierre Marie Gallois (*4), Charles Lindbergh ou suivait leur actualité  en collationnant des coupures de presse en particulier sur les services secrets tel le transfuge Oleg Antonovich Gordievsky en septembre 1985.

 

Notes

*1/ Initiés par des recherches allemandes entre 1941 et 1944, l'idée d'avion à décollage vertical (VTOL) s'est généralisé aux US, en Angleterre, également en France dans les années 50. La plupart des solutions passaient par un placement vertical du fuselage (comme une fusée), un ingénieur français, Michel Wibault, considérait qu’un avion qui pourrait décoller verticalement d'une attitude plus conventionnelle serait une meilleure solution pour un avion de combat VTOL. Wibault a alors commencé à esquisser un appareil monoplace monomoteur, appelé Gyroptère, pour des missions nucléaires tactiques. En 1955/56, Wibault approche les gouvernements Français et US dans l'espoir de recevoir un soutien pour son projet, mais sans résultats.

 

Malgré cela, le Mutual Weapons Development Programme (MWDP) de l’OTAN, basé à Paris, montrait un certain intérêt pour le programme Gyroptère. Le chef du développement aéronautique du MWDP, le colonel Johnny Driscoll, fait parvenir un rapport sur le concept de Wibault en mars 1956 à Bristol Aero-Engines en Angleterre. http://prototypes.free.fr/p1127/p1127-2.htm

 

 

*2/  Nouvelle du 20 Avril 2008,   in the  The Spokesman-Review

Physicist John A. Wheeler, who had a key role in the development of the atom bomb and later gave the space phenomenon black holes their name, has died at 96.

Wheeler, for many years a professor at Princeton University, died of pneumonia last Sunday at his home in Hightstown, said his daughter, Alison Wheeler Lahnston.

Wheeler rubbed elbows with colossal figures in science such as Albert Einstein and Danish scientist Niels Bohr, with whom Wheeler worked in the 1930s and ‘40s.

“For me, he was the last Titan, the only physics superhero still standing,” Massachusetts Institute of Technology scientist Max Tegmark told the New York Times. During World War II, Wheeler was part of the Manhattan Project, the scientists charged with using nuclear fission to create an atomic bomb for the United States.

Unlike some colleagues who regretted their roles after bombs were dropped on Japan, Wheeler regretted that the bomb had not been made ready in time to hasten the end of the war in Europe. His brother, Joe, had been killed in combat in Italy in 1944.

Wheeler later helped Edward Teller develop the even more powerful hydrogen bomb.

The name “black hole” – for a collapsed star so dense that even light could not escape – came out of a conference in 1967. Wheeler made the name stick after someone else had suggested it as a replacement for the cumbersome “gravitationally completely collapsed star.”

Los angeles

 

*3/  Castle Matrix  Ireland Co Limerick Rathkeale.

 

*4/ Le Général Gallois fut en 1954 le représentant de la France à l'Otan, il fut l'initiateur auprès du Gl De Gaulle de la théorie de la dissuasion nucléaire, il est décédé le 23 Août 2010. Il contribua souvent par ses chroniques au journal "les cahiers de la République" (Présidé par Pierre Mendès-France) avant d'être embauché par Dassault. link 

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6 octobre 2010 3 06 /10 /octobre /2010 08:49
Je reçois l'information de la famille Tallone, d'une exposition sur l'éditeur d'art.
 
TALLONE EDITORE - LA FORMA DEL PENSIERO
 
 
mostra promossa da: Provincia di Milano - Assessorato alla Cultura, in collaborazione con Alberto Tallone Editore e Fondazione Radici nel Futuro.
curata da: Dario Vermi
Palazzo Isimbardi, Corso Monforte 35
Aperta tutti i giorni dal 15 ottobre al 21 novembre 2010
ingresso libero
Catalogo edito da Lucini Editore
 
 
C'est avec le comte Giuseppe Govone, qu'Alberto Tallone a fondé les presses de l'hôtel de Sagonne, à la Bastille.
 
Venu en France en 1931 Tallone, fils de Cesare Tallone artiste peintre, travaille chez Darantière où il apprend la typographie, il a finalement racheté la maison dijonnaise, installée dans la Vallée aux loups à Châtenay-Malabry.
 
Le site des éditions: Tallone et les archives
 
Par les correspondances de Govone à son épouse Mariette Lydis en 1941, on apprend qu'il héberge son ami, réfugié avec lui à Turin pendant la guerre. La maison de la rue des Tournelles ne pouvait plus fonctionner puisque les avoirs de Govone étaient bloqués par le régime depuis 1937 en Italie. Pour contourner ce blocage, Govone avait d'ailleurs conclu un accord avec George Macy (créateur américain des éditions d'art LEC- Limited Edition Club puis Heritage Club) pour l'impression de The Beggar's Opera of John Gay en 1937. beegars op web
 
Cette édition qui comporte la gravure jointe, fut suivi de 2 autres en 1947 et 1949 en plus petit format aux éditions Héritage Press.
 
 
La jeune amie anglaise de Mariette, Erica Marx rencontrée lors d'une exposition à Londres en 1935, est venue se former à son tour dans l'imprimerie installée dans les murs de la maison de Mansart (*1), jusqu'à son retour à Cobham en Août 1939.
 
Les "presses de l'hôtel de Sagonne", aussi la "Maison du raisin", ont produits plusieurs ouvrages de Govone illustrés par Mariette Lydis.
 
Alberto Tallone a exercé jusqu'en 1958 à Paris avant de transposer sa maison d'édition à Alpignano.
Disparu en 1968, son épouse Bianca puis ses fils Aldo et actuellement Enrico perpétuent la tradition.
 
darantière thais 1933 webL'une de ses premières éditions en septembre 1932 "La vie de Sainte Thaïs pénitente" est introuvable, pourtant j'aimerais bien la voir, car dans mes cartons  j'ai un calque d'un dessin de Sainte Thaïs signé ML, un autre dessin a été repris pour illustrer la couverture de Thaïs d'Anatole France dans la collection pourpre de Calmann-Lévy.
Cette édition Darantière de typographie Tallone de 1932 était illustrée par Mariette(3). C'est ce que présente Pierre Mornand (*2) dans sa première série "8 artistes du livre" Paris Le Courrier Graphique 1939.
 
  thais pourpre web
  *1/ L'hôtel de Sagonne dont la façade donne sur le Bld Beaumarchais et les dépendances à l'arrière rue des Tournelles, fut la propiété de Ninon de Lenclos puis fut la propriété de la comtesse de Noailles qui accueillit dans son salon les premières représentations de la folle journée (le mariage de Figaro) de Beaumarchais.
 
*2/ En qualité d'expert et comme conservateur-adjoint à la BN, Pierre Mornand publiait régulièrement des articles critiques sur les illustrateurs, plusieurs recueils parurent qui font toujours référence sur cette époque. ste-thais-talonne-w.jpg
 
*3/ Enrico le fils d'Alberto Tallone m'adresse la présentation de l'édition de 1932 qui figure dans " l'Opera Tipografica", ouvrage qui recueille la description de toutes les oeuvres que Alberto a composé.
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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 18:21

Vu ce jour dans le numéro 6 de la revue l'Aquarelle, dans l'article sur Foujita la fameuse photo au bar.

(exposition au chateau de Chamerolles Chilleurs aux bois terminée le 19 septembre).

 

La plaque en verre originale de cette photo figure dans les archives de Mariette Lydis conservées par mon collègue collectionneur argentin, nous nous l'étions échangée dans nos premières relations, il y a une dizaine d'années.

Cette photo figure dans l'ouvrage sur Foujita de Sylvie Buisson, dans un livre sur Montparnasse. La légende est différente, ici "Foujita avec ses amis à l'inauguration de la Coupole Décembre 1927.

Moi ce que je trouve idéal dans cette photo (probablement prise par Govone), c'est qu'elle est centrée sur Mariette Lydis qui est partagée entre deux femmes à sa droite (Hermine David, Charlotte Gardelle) et deux hommes à sa gauche (Foujita et Moïse Kisling).Mariette-Foujita-Coupole-web.jpg

 

 

 

 

 

 

 

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 09:57

Noté dans la Delteilherie:

 

"Le premier qui m'accueillit fut Pierre Mac Orlan [*1]. Il était l'aîné, d'ailleurs un peu en marge de la littérature, un homme libre."

 

Ce chapitre sur "les trois parrains"  commence par une peinture de Mac Orlan,  mais décrit son amour de la lecture.

 

"J'étais un terrible lecteur, j'étais fou de livres, ces livres neufs, frais, alors d'un jaune d'apparat, ces livres cocagnes, fruités, qui me rappelaient le cèpe et la truffe de mon pays.  J'étais amoureux de ces Morand, Montherlant, Mac Orlan. ... L'amour des livres et la faim de femmes: voilà mes deux appétits." ...

 

"Je lisais donc Mac Orlan à cheval sur Mac Orlan dans la forêt de Chantilly. Je lis avec les yeux, je lis avec les lèvres, les oreilles, les narines. Je coupe les pages du livre, ça fait partie de la cérémonie. J'aime la nudité du papier, l'odeur de l'encre." ...

 

C'est en 1927 que Delteil et Marriette Lydis se sont connus, elle illustre "Le petit Jésus",  "Le mal de coeur" et son portrait figure en frontispice de "Vie de Saint Delteil" de Richaud toutes publications de 1928.

  delteil-lydis.jpg

 

 

 

*1/ Cette rencontre date de 1922

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 16:46

On parle de la bande à Picasso, c'est à partir des lettres de Mariette Lydis à Bontempelli [*1] en 1926, que je me suis intéressé à ... la bande à Mac Orlan.

Dans sa correspondance, Mariette décrivait ses rencontres, les réceptions où l'entraînaient André Salmon, Nino Frank (l'ami le plus proche de Massimo Bontempelli, qui écrivait pour lui et signait MB des articles dans l'Intran.).

 

J'ai récemment emprunté la négresse du sacré-coeur de Salmon, l'édition NRF avec préface et notes de Jacqueline Gojard. La description du Montmartre de l'époque avant la Grande Guerre, et la postface: Véritable clé d'un domaine imaginaire, sont précurseurs de la période Montmartroise qu'à connue Mariette. Sa visite à Mac Orlan, (un projet d'illustration pour les lumières de paris est exposé au musée de St Cyr) fut suivi d'un travail sur Léonard et a surement préparé son exposition à l'Araignée, la galerie où Gus Bofa présentait ses découvertes, Salmon en faisait l'éloge dans les catalogues.

 

 Mac Orlan, André Salmon, Gus Bofa, Max Jacob.

 

*1) La correspondance Mariette Lydis - Massimo Bontempelli est conservée au Centre Paul Getty, constituée d'environ 200 lettres, principalement de ML. Ces lettres couvrent la période de 1926 à 1928, on y découvre la passion de Mariette, son insistance malgré la relative froideur de MB, surtout l'intéret qu'elle montre pour l'activité littéraire, sa relation des voyages à Paris, ses différents logements, le mode de vie qu'elle apprécie, les rencontres de peintres et d'écrivains. Enfin la fertilité de sa production et ses premiers succès en exposition. Enfin dans les dernières lettres, l'information qu'elle attend un enfant, qu'elle voyage avec un riche Italien.  

 

Pour l'esprit de Bontempelli dans les nouvelles qu'il contait à Mariette voir ce lien.

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13 août 2010 5 13 /08 /août /2010 16:35

J'imagine bien Mariette Lydis, présentée par Bontempelli et Nino Frank à leurs relations du milieu littéraire de Montparnasse, en particulier à André Salmon et Frantz Jourdain, avec son carnet de croquis, effectuer les portraits. decouverte-2w.jpgCelui du Dr Helan Jaworski qui sera choisi pour illustrer son livre "la découverte du monde" dans le style de cette période, encore très influencée par Egon Schiele. Elle en a alors croqué beaucoup... Elle a aussi réalisé la couverture.decouverte-1.jpg

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11 août 2010 3 11 /08 /août /2010 16:47

Mariette Lydis a beaucoup voyagé.

Ses albums photos, la montrent sur les plages du nord, Allemagne, Belgique, ... avant 1914

Pendant la guerre elle accompagne, dans un groupe d'infirmières, son mari Julius PK dans les Carpattes,

 

kastella-yacht.jpg

 

 

 

 

Puis après son mariage avec Jean Lydis,

depuis le Pirée elle voyage dans le yacht  splendide.

 

 

 

 

 

 

 

 

Mais, installée en France à partir de 1926 elle visite le Maroc, expose en Italie puis en Angleterre.

Mais c'est après son départ à Buenos Aires, qu'elle fréquentera le plus les lignes transatlantiques.

 

Elle revient de New York en 1936 à bord du Normandie. (*1)

 

champlain-02.jpg 

Elle part en mai 1937 à bord du SS Champlain pour l'exposition Colnaghi à New York.

 

HighlandPrincess-02.jpgSon départ pour Buenos Aires depuis Londres le 2 Juillet 1940, avec ses toiles à bord du Highland Princess  la sépare définitivement de son amie Erica Marx.  

 

 

 [photos:  http://www.simplonpc.co.uk/RMSP3.html#anchor81239 ]

 

 

 

 

 

Highland Chieftain was built for Nelson Line in 1928, the first of the five "Highland" Class. Her sisters were Highland Brigade, Highland Monarch and Highland Princess. She passed to Royal Mail in 1932, with the take over of Nelson Line   
 

 

 

HIGHLAND CHIEFTAIN 1928 / CALPEAN STAR
14,131 gross tons, length 545ft x beam 69.3ft, two funnels, two masts, twin screw, speed 15 knots, accommodation for 150-1st, 70-2nd and 500-3rd class passengers. Built by Harland & Wolff, Belfast, she was launched for the Nelson Line on 21st Jun.1928 and started her maiden voyage on 21st Feb.1929 when she left London for Buenos Aires and intermediate ports. 1932 transferred to Royal Mail Lines. 1939 converted to a troopship. Oct.11th 1940 damaged in an air raid on Liverpool. In 1948 she resumed commercial service to the River Plate and continued on this route until she was sold to Calpe Shipping Co, Gibraltar in Jan.1959. Renamed CALPEAN STAR, for use in the whaling industry as a store, accommodation and frozen whale meat transporter. In Mar.1960 she suffered grounding damage off South Georgia and was towed to Montevideo for repairs. After repair, when homeward bound, she was grounded after a boiler room fire, was abandoned and slowly disintegrated until 1965 when the wreck was cut up for scrap. [Merchant Fleets, vol.5 by Duncan Haws and personal accounts]

HIGHLAND PRINCESS / MARIANNA / GUANGHUA 1929
as HIGHLAND CHIEFTAIN above, but resumed commercial service in 1947. 1959 sold to John Latsis, Piraeus renamed MARIANNA. 1960 sold to Czechoslovakia renamed SLAPY. 1960 sold to China renamed GUANGHUA, she was reportedly scrapped in the early 1980s   (http://www.theshipslist.com/ships/descriptions/ShipsH.html )

 

 

 

 

 

 

 

bretagne.jpgEn 1948 elle revient en Europe, la France où elle expose à Paris , mais aussi Rome et Mennaggio où elle enterre le Comte Govone. Puis effectue plusieurs aller-retours en 1955, 1959 à bord des paquebots Bretagne et Provence.

en 1955 elle a comme compagne de croisière sa vielle complice de Vienne Margueritha Wallmann. 

menus-provence-1.jpg

 

 

 

Notes:

   /*1 La publication de Monroe Wheeler Modern Painters and sculptors as illustrators (3eme edition en 1946) est issue du catalogue de l'exposition qui leur a été consacrée par le Museum of Modern Art du 7 avril au 2 septembre 1936. La liste des artistes mentionne Mariette Lydis, bien qu'il ne figure pas de reproduction de ses oeuvres dans cet ouvrage.  Plantin Press dec 1946 1700ex jaquette illustrée par la reproduction de Rouault "le cirque de l'étoile filante. couverture toile illustrée d'un dessin de Picasso pour Les métamorphoses d'Ovide, Skira 1931.

(1ere version 1936 2500 ex, 2eme 2000 ex 1938).

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10 août 2010 2 10 /08 /août /2010 09:40

Dans les archives personnelles de Sandelion, tout le paquet de documents venant de la vente de Mâcon, figure ce petit carnet d'une cinquantaine de pages, emplies d'une petite écriture soignée inclinée, haute mais serrée, dans le format du carnet. En première page ce titre: Moisson d'Or. 

732 citations glanées parJeanne, sûrement au long de ses lectures édifiantes. Était-ce un exercice obligé par les soeurs ses institutrices? l'a t'elle poursuivi pendant une grande partie de sa vie de femme de lettres? Il faudra lire son journal, peut être aussi un exercice initié par l'institution, pour mieux en comprendre l'utilité.

je noterai ici quelques une de ces citations:

 

  1. La grandeur des actions humaines se mesure à l'inspiration qui les fait naître.  Pasteur
  2. Chaque homme a 3 caractères, celui qu'il a, celui qu'il montre, celui qu'il croit avoir. A(lphonse) Karr
  3. ...

98. Les sots ont une supériorité sur les hommes d'esprit; ils n'ont jamais peur d'être bêtes. A(rsène) Haussaye

 

 

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19 juillet 2010 1 19 /07 /juillet /2010 14:38

Le  collectionneur, peu à peu, quand les documents se complètent, s'insinue dans la vie de son sujet. Je suis sur les blogs d'amis leur passion dans la lecture des journaux ou mémoires de leurs auteurs fétiches, toutes les phrases, les allusions, les personnes rencontrées ou lieux cités sont explorés, leurs auteurs sont vivants, poduisent encore ils se sont peut être rencontrés, parlés, ou ont encore l'espoir de le faire.

 

Mariette Lydis est décédée en 1970, des témoignages de quelques personnes qui l'ont connue, ont travaillé avec elle sont encore possibles mais je ne lui parlerai jamais, aussi retrouver les textes soulignés dans un livre, les courriers échangés avec son éditeur, quelques photos annotées, c'est pour moi partager quelques heures de son travail. Et en apprécier d'autant le résultat.

 

Jacques Vialetay (*1) lui trouve une édition de Baudelaire. baud01Elle peut la lire, y relever ce qui lui plait et l'inspire, Mariette souligne le texte, le recopie en fin d'exemplaire, fait les dessins.

Jacqueline Favre (soeur de Jacques) m'a raconté comment alors qu'elle logeait au Crillon, l'inspiration lui venant, en pleine nuit Mariette appelle son éditeur  pour qu'il lui livre des pierres de lithographie ... elle était en manque.

 baud0515 planches 25x32 1/2 cm

 

 

 

 

 

 

baud02baud03baud04

 

 

Mariette, repartie en Argentine, il a fallu adresser des épreuves des tirages, donner des instructions par échanges de notes et de photos, pour terminer la mise au point de l'ouvrage qui sortira en 1955

 

 

bd13w

La pochette des photograpies de travail. 

 

 

 bd05wJacqueline Favre disparue en 2007, m'a raconté le travail de son frère, décédé le  ....   bd07w

            bd06w             la table des illustrations et les références                                                                        bd04w    Ici sur une photographie, avec en légende le texte qui l'a inspirée.

 

*1-  Govone avait édité en 1928, une première oeuvre de Baudelaire, illustrée par 11 gravures, puis une deuxième série de 33 lithographies de Mariette Lydis, les fleurs du mal. Cet exemplaire était enrichi de deux copies de manuscrits de Baudelaire confiés par Armand Godoy ami de Giuseppe Govone. 

 LydisFdM-78.jpg

*2-   Jacques Vialetay, ancien représentant des Presses de la Citée en Algérie, avait créé les éditions d'art Vialetay en 1949, Comme artistes préférés en dehors de Mariette Lydis pour laquelle sa jeune épouse Janick a servi de modèle pour son Emma Bovary, première production en commun, il y avait Vertès. Il lança une édition en souscription du florilège de l'académie Française, série de 23 ouvrages dont sa soeur (Jacqueline Favre) aidée par Henri Jonquières assura la fin de l'édition après son décès.

 

 

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6 juillet 2010 2 06 /07 /juillet /2010 14:02

De la banlieue  chic de Baden à Vienne jusqu'à la terasse de son bel appartement sur l'avenue Cerrito de Buenos Aires, Marrietta Ronsperger, grâce à son art, son travail et ses amours nous entraîne dans une passionnante aventure.

 

Sa jeunesse à Vienne.

 

Mariette est née à Baden le 24 Août 1887, c'est le troisième enfant du couple de commercants juifs, ses parents Franz  Ronsperger et Eugénie Fischer habitent hohenstaufenstrasse avec les grands parents Ignaz et Daga Mandel.

 

De bonne éducation, Mariette  apprend le français avec son précepteur et sa soeur ainée, Edith qui fête ses 20 ans le 17 février 1900 sur les pentes enneigées d'Arosa. Edith entraîne sa soeur dans les théatres où elle récite ses poèmes qui seront mis en musique quelques années plus tard, par Korngold et Franz Schreker.

Mais la famille a aussi le soucis du frère, Richard de six ans son ainé. Mariette se souvient des retours de visite de ses parents, elle a dès ses premières années été confrontée à la maladie mentale, fascinée par ces esprits marqués dans lesquels elle a recherché la beauté cachée.

 

On sait que comme sa soeur en 1909,

elle quitte la religion juive et est convertie au protestantisme

lors de son baptème à la Schottenstift (*1) le 10/10/1910,

était-ce à l'occasion d'un premier mariage comme annoncé dans le journal?   Neue Freie Presse du 29 Octobre 1910.

 

 

   neue-freie-presse-29-10-1910.png

 

  Après Bontempelli, en 1928, elle fait la connaissance d'un Comte Italien, elle voyage en Normandie dans sa belle voiture, par son courrier, Bontempelli apprendra que Mariette attend un enfant, mais il n'en sera ensuite plus jamais question. C'était probablement le Comte Giuseppe Govone avec lequel elle viendra en vacances à Menaggio.

 

 

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